Marc-Antoine K. Phaneuf, Études préparatoires (dessins d’explosions) – Charles Guilbert, Logique du débordement

Marc-Antoine K. Phaneuf, de la série / from the series Études préparatoires (dessins d’explosions), 2012-2015.

Marc-Antoine K. Phaneuf, de la série / from the series Études préparatoires (dessins d’explosions), 2012-2015.

Depuis 2012, Marc-Antoine K. Phaneuf travaille à une série d’œuvres intitulées Études préparatoires (dessins d’explosions), qu’il a présentées dans des lieux et des contextes divers et nombreux. Comme il l’a souvent fait auparavant, Phaneuf réactive un objet trouvé en l’inscrivant dans un système qui lui est propre. Il s’agit ici, tout simplement, de pages de livres présentant des photos sur lesquelles l’artiste dessine une forme étoilée.

Puisque Phaneuf, depuis le début de sa carrière, a choisi de prendre une position moqueuse, critique et parfois même cynique à l’égard de l’art et de son système, on hésite un instant à se prêter au jeu sérieux de l’interprétation critique. Comment ne pas écraser par les mots la désinvolture propre à son art ? Et pourquoi s’échiner à chercher dans ces images un sens qui, on le sait, finira immanquablement par s’abîmer dans l’absurde ? Peut-être justement pour vivre cet engouffrement.

[Suite de l’article dans les versions imprimée et numérique du magazine. En vente partout au Canada jusqu’au21 janvier 2016 et sur notre boutique en ligne.]

Marc-Antoine K. Phaneuf est artiste et auteur. Depuis 2006, son travail a été présenté dans plusieurs centres d’artistes autogérés, galeries et musées du Québec, dont le Centre Clark, VU PHOTO, articule, le Musée régional de Rimouski, la Galerie Leonard et Bina Ellen, la galerie antoine ertaskiran et Optica. Il a publié trois livres de poésie aux éditions Le Quartanier, dont Cavalcade en cyclorama (2013), écrit lors d’une performance d’écriture de huit jours. En 2015, il a présenté la première version de Fins périples dans les vaisseaux du manège global, un spectacle littéraire alliant photographie et poésie. Il vit et travaille à Montréal.

Charles Guilbert écrit de la prose, de la poésie, un journal, des critiques. Il dessine, chante, fait des vidéos. Ses œuvres ont été présentées dans divers pays, notamment en France, au Luxembourg, au Mexique et au Japon. Au Québec, il a entre autres participé à la Biennale de Montréal (1998) et à la Manif d’art (2005). À l’automne 2014, il présentait des encres et une courte vidéo à la Galerie B-312 à Montréal.

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