Claude Goulet, Les Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie – Mona Hakim

[Automne 2017]

Claude Goulet est directeur et fondateur des Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie. Cet évènement d’envergure, qui en est à sa 8e édition, est devenu une destination incontournable avec ses installations photographiques en extérieur réparties sur plus de 14 municipalités et ses différents volets thématiques et pédagogiques. Les liens étroits et productifs qui se créent entre artistes, professionnels et le public, incluant l’apport de partenariats nationaux et internationaux, contribuent de manière novatrice et significative à l’identité territoriale gaspésienne.
Lynne Cohen, Recent Work, vue de l’exposition, New Richmond, 2017. Photo : Robert Dubé, Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie

Lynne Cohen, Recent Work, vue de l’exposition, New Richmond, 2017. Photo : Robert Dub., Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie

Une entrevue par Mona Hakim

[Extrait]
MH : Quel a été votre parcours professionnel avant de fonder Les rencontres internationales de la photographie en Gaspésie ? Qu’est-ce qui vous a mené à réaliser un évènement d’ampleur en photographie et de surcroît en Gaspésie ?

CG : J’ai oeuvré pendant plus de vingt ans dans les arts vivants et j’ai toujours conservé un grand intérêt pour la photographie et le cinéma d’auteur. Ma présence au festival d’Avignon pendant plusieurs années m’a permis de faire quelques sorties aux Rencontres d’Arles durant le festival et de côtoyer différentes pratiques, différents auteurs et professionnels du milieu.

Dès mon arrivée en Gaspésie, j’ai eu cette folle envie de créer une manifestation originale consacrée à la photographie et à l’art contemporain qui se distinguerait de tous les autres évènements au Québec et qui mettrait en lien toute une région avec sa population. En août 2007, je relance Jean-Daniel Berclaz, dont j’avais vu le travail à Arles en 2003, autour de son projet « Musée du point de vue ».

L’objectif était de réaliser une action photographique en Gaspésie en conviant cinq artistes (dont Berclaz) en résidence en 2008. En juin 2009, un parcours constitué de dix installations photographiques situées dans chacun des lieux où les paysages ont été captés est présenté au grand public. Ce circuit, nous l’appellerons désormais le Parcours du point de vue – Gaspésie. Sa réussite confirme l’idée de renouveler ce rendez-vous annuel. C’est dans cette foulée que la première édition des Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie a vu le jour en août 2010. Nous en sommes à la 8e édition.

MH : Par rapport aux objectifs initiaux, quelles sont les grandes orientations qui se sont développées et qui participent aujourd’hui à la reconnaissance de l’évènement ?

CG : Au départ, nos visées furent donc de nous inscrire dans une véritable logique du développement du territoire et de dépasser le cadre traditionnel d’une manifestation en art contemporain. Avec les Rencontres, nous souhaitions concevoir « un coffre à outils » au service des artistes et développer un espace qui se module aux contacts des artistes, des professionnels et bien entendu du public afin qu’ils prennent tous ensemble le beau risque de la création…

 
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