Malick Sidibé, Mali Twist – Érika Nimis

[Printemps-été 2018]

Malick Sidibé, Nuit de Noël, 1963, tirage gélatino-argentique, 101 × 101 cm, Collection Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris

Malick Sidibé, Nuit de Noël, 1963, tirage gélatino-argentique, 101 × 101 cm, Collection Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris

Fondation Cartier, Paris
Du 20 octobre 2017 au 25 février 2018

Par Érika Nimis

[Extrait]
« Mali Twist1 » est le titre de la rétrospective que la Fondation Cartier2 vient de consacrer au portraitiste Malick Sidibé (décédé en avril 2016), récipiendaire de prestigieux prix parmi lesquels un Lion d’or3 à la 52e Biennale d’art contemporain de Venise en 2007. « Mali Twist » présente d’emblée Sidibé comme le photographe du mouvement, de la jeunesse et de la « dolce vita africana4 », pour reprendre le titre du documentaire qui clôt cette exposition « ambiancée » de bout en bout par une bande-son concoctée pour l’occasion, inspirée des styles musicaux plébiscités par la jeunesse qui fréquentait les « clubs » à Bamako dans les années 1960–1970.

Le visiteur, à qui est remis à l’entrée un livret d’exposition aux tonalités acidulées, commence son parcours par quelques repères bibliographiques agrémentés de photographies tirées des archives personnelles du photographe. En passant, on y apprend que, repéré pour ses talents de dessinateur dans les années 1950, Malick Sidibé (né en 1935) a été soutenu par l’administration coloniale, qu’il détient un diplôme d’artisan-bijoutier et qu’en 1955, un photographe français l’embauche dans son studio et lui propose de devenir son apprenti…

1 Mali Twist, c’est aussi le titre d’une chanson du bluesman Boubacar Traoré, dit « Kar Kar », très populaire au Mali dans les années 1960.
2 « Malick Sidibé, Mali Twist », du 20 octobre 2017 au 25 février 2018 à la Fondation Cartier (Paris). Pour rappel, la Fondation Cartier a été la première institution, dès 1995, à exposer le travail de Malick Sidibé en dehors des frontières du Mali.
3 Ce Lion d’or lui a été décerné par la volonté du commissaire et critique d’art Robert Storr, alors directeur artistique de la Biennale (qu’on retrouve par ailleurs comme contributeur dans le catalogue de l’exposition).
4 Cosima Spender, Dolce Vita Africana, film documentaire, 60 min, 2008.

 
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