Les Rencontres d’Arles – Serge Allaire, Arles in Black

Fréquenter la semaine inaugurale des Rencontres est chaque fois une expérience plutôt frénétique, avec près de cinquante expositions à voir, en incluant les programmes associés, un colloque de trois jours, sans compter les rencontres et débats quotidiens au cours desquels artistes, commissaires et critiques commentent les expositions, et les soirées au théâtre antique. Et je ne parle pas des after hours1

Cette année, François Hébel, directeur des Rencontres, a choisi d’inscrire ces 44es Rencontres sous le thème du noir et blanc. Partant du constat que depuis la décennie 1990 l’esthétique du noir et blanc a amorcé son déclin pour disparaître pratiquement au cours des années 2000 au profit de la couleur et du numérique, Hébel lance la question : « Quelle place le noir et blanc occupe-t-il aujourd’hui ? Réalisme ou fiction, poésie, abstraction ou pure nostalgie ? » Un peu de tout cela, devra-t-on conclure… Affirmons d’emblée que ni le colloque ni les expositions ne permettent de répondre de manière satisfaisante à cette question ni à ses implications.

1De plus, depuis deux ans, une plateforme multimédia, la Médiathèque a également été mise sur pied afin de rediffuser les grands événements ponctuant ces rencontres : entretiens avec les artistes, visites d’exposition, débats publics et conférences et d’ainsi constituer les archives des temps forts de l’événement. rencontres-arles-photo.tv.

[Suite de l’article dans la version imprimée et numérique du magazine.]

Serge Allaire détient une maîtrise en Études des arts de l’Université du Québec à Montréal où il enseigne l’histoire de l’art et l’histoire de la photographie. Commissaire d’exposition, chercheur, ses publications sont consacrées à la photographie, aux problématiques de l’art et de la culture de masse et à l’analyse des discours.

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