[Hiver 2026]
Géographie émotionnelle
par Rose Henriquez
[EXTRAIT]
L’exposition Petite-Bourgogne – Montréal en mutation s’imposait comme une enquête visuelle sur la mémoire affective et spatiale de la communauté noire anglophone de la Petite-Bourgogne à Montréal. Pendant deux ans, le photographe canado-britannique Andrew Jackson a arpenté les rues du quartier pour constituer une proposition de 61 photographies et trois courts métrages, qu’il a mis en relation avec des objets issus des collections du musée ou prêtés par la communauté.
Cette association entre les unes et les autres conférait à l’ensemble une trajectoire singulière. Les images, comme les histoires, conversaient avec des artéfacts, laissant des traces qui réancraient les œuvres dans le quotidien. On circulait entre visages, rues, archives et l’on comprenait que la clé de lecture n’était pas la nostalgie, mais l’attention aux continuités et aux blessures qui cohabitent dans le même espace.
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[ Numéro complet, en version papier et numérique, disponible ici : Ciel variable 131 – Collectionner ]
[ L’article complet en version numérique est disponible ici : Géographie émotionnelle]
Rose Henriquez évolue à la croisée des milieux culturel (critique en arts vivants) et universitaire. On peut lire ses textes entre autres dans Le Devoir, Gazette des femmes, Jeu, Spirale et Atelier 10. Elle explore des espaces de militantisme à travers l’art. Depuis peu, elle s’intéresse à la performance comme pratique artistique, prolongeant sa réflexion critique à travers le corps. Elle est bibliothécaire dans une université québécoise.






