[Automne 2026]
Richard Avedon, Immortel. Portraits du temps qui passe, 1951–2004
par Marie-Lise Poirier
Musée des beaux-arts de Montréal
12.02.2026 — 09.08.2026
[EXTRAIT]
Si le portrait suppose avant tout un rapport spéculaire entre le modèle et son image, il fut de tout temps soumis à des critères esthétiques et idéologiques qui en requirent l’idéalisation. Il convenait, tant pour le photographe du 19e siècle que pour celui du 20e, d’adoucir les ravages du temps gravés dans les chairs par des poses étudiées, de subtils jeux de lumières et d’habiles manipulations mécaniques, puis numériques. Cette approche, que l’on estime encore légitime
à condition d’équilibrer la restitution fidèle des corps vieillissants et leur embellissement, est avant tout tributaire d’une culture visuelle gérontophobique à laquelle Richard Avedon (1923–2004), photographe de mode et portraitiste new-yorkais, refusa toujours de se conformer. À travers son œuvre, riche de milliers de clichés, il prit plutôt le parti de glorifier le grand âge dans des portraits d’anonymes, de célébrités et de ses proches, de sorte que ce sujet était des plus propices au déploiement d’une exposition monographique.
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[ Numéro complet, en version papier et numérique, disponible ici : Ciel variable 133 – INTIMITÉS ]
[ L’article complet en version numérique est disponible ici : Immortel. Portraits du temps qui passe, 1951–2004 ]
Marie-Lise Poirier est candidate au doctorat en histoire de l’art à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Ses recherches portent sur l’estampe et la culture de l’imprimé en France au 19e siècle. Sa thèse, qui s’inscrit dans une démarche autoréflexive et épistémologique, interroge la forme de la biographie d’artiste tout en procédant à l’actualisation des savoirs sur Guillaume Sulpice Chevallier, dit Gavarni (1804–1866).
