Bonnie Rubenstein – Field of Vision CONTACT Festival de photographie – Jacques Doyon

[Printemps-été 2013]

Erik Kessels, 24hrs in Photography, 2011, installation at Foam Amsterdam, photo : Gijs van den Berg

Erik Kessels, 24hrs in Photography, 2011, installation at Foam Amsterdam, photo : Gijs van den Berg

Bonnie Rubenstein a rejoint l’équipe de CONTACT en 2002 ; elle en est la directrice artistique depuis 2009. Originaire de Toronto, elle détient une maîtrise en beaux-arts du School of Art Institute of Chicago. À titre de commissaire assistante pour le Museum of Contemporary Art de Chicago, elle a contribué à l’organisation de plusieurs expositions majeures. En 1989, Rubenstein s’installa en Angleterre comme directrice des projets spéciaux à Lisson Gallery London, organisant notamment l’exposition Anish Kapoor à la 44e Biennale de Venise en 1990. Pendant plusieurs années, elle a coordonné les expositions, publications et commandes d’art public au niveau international pour Kapoor et d’autres artistes renommés.

Jacques Doyon : Pourriez-vous d’abord expliquer à nos lecteurs ce qui a suscité la création de CONTACT ? Qui était à l’origine de ce festival ? D’où en est venue l’impulsion ? Quel était le contexte de l’époque, et quels étaient les objectifs ?
Bonnie Rubenstein : C’est Stephen Bulger qui souhaitait créer un festival de photographie à Toronto, et il a fondé CONTACT en 1996 avec trois autres galeristes : Darren Alexander, Linda Book et Judith Tatar. Leur objectif était de mieux faire connaître la photographie et de réunir ce qui apparaissait à l’époque comme une petite communauté à Toronto. C’était au départ une initiative très informelle, ouverte à tous ceux qui voulaient participer, et ils s’attendaient à une vingtaine de galeries participantes, mais à leur surprise l’événement suscita dès le début un véritable intérêt. Le premier festival en 1997 comptait 56 établissements participants très divers – du petit café à l’Art Gallery of Ontario – et plus d’une centaine de photographes, dont le travail couvrait toute l’étendue du médium. Nous avons aujourd’hui plus de 200 établissements participants et nous présentons les œuvres de plus de 1500 artistes travaillant autour de la photographie, mais nous avons conservé la diversité des débuts. Le volet « Open Exhibition » continue de susciter des expositions parallèles et autres événements à travers la ville, et c’est la base sur laquelle nous continuons de nous fonder pour construire notre programmation
commissariale.

[Suite de l’article dans la version imprimée et numérique du magazine.]

Jacques Doyon est rédacteur en chef et directeur de la revue Ciel variable depuis 2000.

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