Bill Viola, Naissance à rebours – Sylvain Campeau

[Printemps-été 2018]

Bill Viola, Ascension, 2000, projection vidéo ; stéréo, performeur : Josh Coxx, photo : Kira Perov

Bill Viola, Ascension, 2000, projection vidéo ; stéréo, performeur : Josh Coxx, photo : Kira Perov

DHC/Art, Montréal
Du 25 octobre 2017 au 11 mars 2018

Par Sylvain Campeau

[Extrait]
Les outils dont dépendent les arts de l’image que sont la vidéo et la photographie tiennent aux conditions mêmes qui sont les limites de notre existence : le temps et l’espace. Il semble bien que ce soit quelque chose que Bill Viola a compris d’instinct. En effet, ses oeuvres reconduisent à des figurations existentielles où l’espace et le temps jouent un rôle prépondérant. Devant de semblables oeuvres, nous sommes donc conviés à une sorte de théâtre de l’être tel qu’il se présente dans le temps et l’espace de son habitation terrestre. Son apparition dans l’image est donc à l’aune de sa présence sur la terre.

Évidemment, avec de telles préoccupations, on comprendra que la figure humaine est une composante incontournable des travaux de l’artiste. Qu’elle soit presque immobile ou en mouvement, elle est campée au sein de rituels que ce dernier commande. Ceux-ci sont des illustrations assez simples, réduites à l’essentiel, sorte de degré zéro de nos présences, d’actions dont le caractère routinier est parfois assez insolite. Les six projections vidéo regroupées dans cette exposition en offrent un bon exemple. Un certain nombre de celles-ci sont offertes de concert, dans une même salle, combinant leur effet…
 
[Suite de l’article et autres images dans les versions imprimée et numérique du magazine. En vente partout au Canada jusqu’au 14 septembre 2018 et sur notre boutique en ligne.]

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