Martha Rosler, Irrespective — Ariane Noël de Tilly

[Été 2019]

Martha Rosler, Cleaning the Drapes, de la série House Beautiful: Bringing the War Home, 1967­1972 ; Photo-Op, de la série House Beautiful: Bringing the War Home, New Series, 2004, photomontages, permission de l’artiste et de Mitchell-Innes & Nash, New York

Martha Rosler, Cleaning the Drapes, de la série House Beautiful: Bringing the War Home, 1967­1972 ; Photo-Op, de la série House Beautiful: Bringing the War Home, New Series, 2004, photomontages, permission de l’artiste et de Mitchell-Innes & Nash, New York

Jewish Museum, New York
2 novembre 2018 – 3 mars 2019

Par Ariane Noël de Tilly

[Extrait]
Regroupant des œuvres créées au cours des cinq dernières décennies, l’exposition Martha Rosler: Irrespective présentée au Jewish Museum à New York mettait en lumière l’engagement politique et social, moteur de l’œuvre de l’artiste américaine Martha Rosler, suivant son abandon de la peinture abstraite dans les années 1960. Le photomontage Cargo Cult, de la série « Body Beautiful, or Beauty Knows No Pain » (v. 1966–1972), première œuvre de l’exposition, constituait en soi un appel aux visiteurs, leur signalant l’importance de prendre le temps d’examiner toutes les œuvres attentivement afin de saisir la complexité de chaque critique avancée par l’artiste. Cargo Cult est une image du chargement d’un cargo, choisie puis modifiée par Rosler : les doubles portes des conteneurs ont été recouvertes de photographies découpées dans différents magazines féminins montrant en gros plans des visages de jeunes femmes en train de se maquiller. Cargo Cult signale très clairement la part significative que l’industrie cosmétique occupe dans l’économie mondiale, mais aussi à quel point celle-ci a contribué à instrumentaliser le corps de la femme…

[Suite de l’article et autres images dans les versions imprimée et numérique du magazine.
Disponible ici : Ciel variable 112 – LA COLLECTION REVISITÉE]

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