James Andrew Rosen, Aphasia – Louis Perreault

[Été 2026]

James Andrew Rosen, Aphasia
par Louis Perreault

Montréal, Sternthal Books, 2025, 144 pages

[EXTRAIT]

Tout semble immobile. Seule la lumière réussit à animer ce temps ralenti, ce règne du silence. Elle révèle les mouvements discrets de l’air, qui poussent délicatement la poussière en orbite autour d’un rien indéfini. Ce ballet qui se donne en spectacle existe aussi ailleurs, dans toutes ces pièces habitées ou délaissées, mais seulement ici, semble-t-il à celui qui s’y attarde, est-il observé avec une telle fascination.

Quelques photographes (dont je suis) auront tenté de photographier cette danse sans succès, la mise au point de l’appareil n’arrivant jamais à vraiment bien saisir ces particules insaisissables. James Andrew Rosen y perçoit peut-être, comme moi, la voie lactée d’un microcosme en flottaison : une sorte de monde parallèle habitant le nôtre, d’une échelle infiniment petite, imperceptible. Toujours est-il qu’il réussit bel et bien à capter ce moment suspendu, qu’un seul mouvement dans l’espace de l’appartement suffirait à dissiper.

[…]

[ Numéro complet, en version papier et numérique, disponible ici : Ciel variable 132 – TABLEAUX ]
[ L’article complet en version numérique est disponible ici : TITRE ARTICLE]


Photographie, écriture, enseignement et édition constituent pour Louis Perreault autant de voies pour interroger le phénomène englobant de la création. Chaque projet est abordé avec le même désir d’apprendre – celui d’un éternel étudiant. S’il expose occasionnellement son travail, ce sont surtout les livres et les revues qui en portent la trace.