María Wills Londoño, MOMENTA 2019 : La vie des choses — Jacques Doyon

[Été 2019]

Elisabeth Belliveau, image tirée de la video Still Life with Fallen Fruit (after A Breath of Life, Clarice Lispector) 2017-2019, installation vidéo HD, couleur sans son, 4 min 15 s (en boucle)

Elisabeth Belliveau, image tirée de la video Still Life with Fallen Fruit (after A Breath of Life, Clarice Lispector) 2017-2019, installation vidéo HD, couleur sans son, 4 min 15 s (en boucle)

Une entrevue de Jacques Doyon

[Extrait]
María Wills Londoño (Colombie) est chercheure et commissaire d’exposition. Ses travaux portent principalement sur le caractère instable de l’image contemporaine et offrent des points de vue novateurs sur le visage urbain de l’Amérique latine. Ses projets d’exposition ont été présentés à l’International Center of Photography de New York, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain à Paris, au Círculo de Bellas Artes de Madrid (PHotoESPAÑA), au Centro de la Imagen de Mexico et au Museo de Arte del Banco de la República à Bogotá, où elle a également été responsable des expositions temporaires de 2009 à 2014. Elle a été cocommissaire des expositions Pulsions urbaines (aux Rencontres d’Arles, en 2017) et Oscar Muñoz. Photographies (Jeu de Paume à Paris et Museo de Arte Latinoamericano de Buenos Aires, de 2011 à 2013), de même que codirectrice artistique d’ARCO Colombia 2015. En 2018, elle développe un projet de recherche et d’exposition visant à recontextualiser la collection du Museo de Arte Moderno de Bogotá : The Art of Disobedience. Elle a fondé puis dirigé, jusqu’en 2018, le programme Visionarios de l’Instituto de Visión ayant pour mission de mettre en lumière les figures essentielles de l’art conceptuel colombien.

JD : Vous êtes chercheure et commissaire d’exposition en art contemporain. Vous avez développé un intérêt tout particulier pour l’image photographique et pour l’art de l’Amérique latine, et avez à votre actif un nombre important de projets d’exposition réalisés en collaboration avec des institutions de premier plan, en Europe et en Amérique, de même qu’en Colombie où vous vivez. Il semble que vous connaissiez également déjà un peu la scène montréalaise. Pourriez-vous nous décrire les grandes lignes de votre parcours et du bagage que vous amenez avec vous et qui nourrira cette édition de MOMENTA 2019 ?

MWL : Je pense que mon expérience professionnelle, indépendamment des questions régionales, permet une compréhension large des processus artistiques. J’ai eu la chance de pouvoir visiter des musées et des espaces consacrés à la création contemporaine en tant que professionnelle et spectatrice, spécialement ceux qui permettent de comprendre la complexité des arts actuels surpassant les médias et les formats traditionnels. Ce que j’apprécie le plus avec cette édition MOMENTA, que j’ai développée en collaboration avec la directrice générale de la Biennale, Audrey Genois, et l’adjointe à la direction et au commissariat, Maude Johnson, c’est de pouvoir favoriser la compréhension de l’image au-delà de la photographie. Envisagé dans le contexte artistique contemporain, ce médium se comprend plutôt à travers une diversité de points de vue et de formats. Le médium photographique est aujourd’hui un canal de questionnement, non seulement sur lui-même, mais sur le monde, ce monde qui est aujourd’hui en crise du réel et de la vérité…

[Suite de l’article et autres images dans les versions imprimée et numérique du magazine. En vente partout au Canada jusqu’au 13 septembre 2019 et sur notre boutique en ligne.]

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