JJ Levine, Family — Charles Guilbert, Au-delà des frontières

[Automne 2019]

Par Charles Guilbert

[Extrait]
Ce qui saute aux yeux, dans l’œuvre de JJ Levine, c’est une façon unique de remettre en question les normes liées aux genres. Mais à y regarder de plus près, on découvre que c’est un ensemble de frontières que l’artiste cherche à abolir, tant dans sa façon de pratiquer la photo que dans sa manière d’aborder des sujets comme la famille, le temps et l’espace.

Son œuvre est principalement constituée de trois séries : Switch, Alone Time et Queer Portraits. Si le corpus de la première série est clos, celui des deux autres est en continuel développement. Chaque image d’Alone Time donne à voir un couple qui est, en fait, constitué d’une seule personne incarnant les rôles masculin et féminin. Queer Portraits, comme son titre l’indique, présente des personnes queer et trans ; on retrouve généralement dans l’image une seule personne, mais aussi des duos ou des trios, dont certains incluent des enfants.

Récemment, treize photos et une vidéo faisant partie de la série Queer Portraits ont été regroupéees pour une exposition intitulée Intimates1. Elle faisait suite à Family, présentée en 20162. L’artiste lui-même et Harry – tous deux trans – figurent dans certaines images en compagnie de leur enfant, Joah. À travers ces deux expositions, Levine déconstruit les idées figées qu’on a sur l’identité et les liens sociaux. Nous l’avons rencontré pour qu’il nous parle des partis pris esthétiques et politiques qui sous-tendent son travail artistique3

[Suite de l’article et autres images dans les versions imprimée et numérique du magazine. En vente partout au Canada jusqu’au 17 janvier 2020 et sur notre boutique en ligne.]

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1 L’exposition Intimates a été présentée à l’Université Concordia du 10 au 13 mai 2018.
2 L’exposition Family a été présentée à La Centrale à Montréal du 11 novembre au 9 décembre 2016.
3 Ces propos ont été recueillis le 6 juin 2019.