Rencontre Photographique du Kamouraska – Pierre Dessureault

[Hiver 2017]
Steve Leroux, Projection 10, Fin de journée à la plage, Bonaventure, 2014, projection, 81 × 122 cm

Steve Leroux, Projection 10, Fin de journée à la plage, Bonaventure, 2014, projection, 81 × 122 cm

Géographies de la lenteur

Centre d’art de Kamouraska et sites extérieurs dans dix municipalités de la région
Du 17 juin au 5 septembre 2016

par Pierre Dessureault

Il est réjouissant de voir un évènement photographique prendre pour thème la lenteur, cette manière d’être aux antipodes du statut actuel de la majorité des images qui envahissent l’espace public et pour lesquelles la vitesse et la prolifération semblent être le modus operandi. Dans son mot d’introduction, le commissaire de l’évènement, Franck Michel, remet à l’ordre du jour la démarche photographique qui, à l’origine, est affaire de temps et d’engagement de la part du photographe. « Aborder la photographie par le thème de la lenteur est […] l’occasion de réunir plusieurs artistes dont la lenteur apparaît explicitement et/ou consciemment dans leur pratique. Ces artistes […] prennent le temps d’observer le réel, de s’en imprégner, de se créer une posture douce, souvent contemplative, par rapport à celui-ci. »

Bien que l’évènement se présente comme un ensemble d’expositions autour d’une thématique commune, modèle inventé en 1970 par les Rencontres d’Arles, il s’agit plutôt ici d’une vaste exposition collective dont les propositions individuelles sont disséminées entre le Centre d’art de Kamouraska et dix municipalités de la région. Au contraire d’Arles, qui regroupe des expositions de grande envergure conçues par plusieurs commissaires, la thématique unique est ici développée par un seul maître d’oeuvre avec le travail réalisé par six artistes dont les propositions ne comptent généralement qu’un petit nombre de photographies.

Les quatre expositions présentées au Centre d’art constituent en quelque sorte le coeur de l’évènement. Errances, de Pierre Blache, est une projection au cours de laquelle des motifs de la nature en noir et blanc s’enchaînent dans une suite de fondus sans fin qui, au fil des apparitions et des disparitions, créent d’autres images, d’autres formes, d’autres textures du fait du mouvement lent et continu de la projection…

[Suite de l’article et autres images dans les versions imprimée et numérique du magazine. En vente partout au Canada jusqu’au 26 mai 2017 et sur notre boutique en ligne.]

 
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