Éliane Excoffier, Un, deux, trois (vers le nord) – pour Joanie Lapalme

Éliane Excoffier, Un, deux, trois (vers le nord), 2016, épreuve à la gélatine argentique, 50 x 56 cm [Pour Joanie Lapalme]

Éliane Excoffier, Un, deux, trois (vers le nord), 2016, épreuve à la gélatine argentique, 50 x 56 cm [Pour Joanie Lapalme]

J’avais croisé brièvement Joanie il y a quelques années, je me rappelle de sa chevelure couleur platine et de son enthousiasme de jeune collectionneur. Elle avait acquise une de mes œuvres.

Nous nous sommes rencontrées une première fois à la fin de l’été 2015 autour d’un verre au centre-ville de Montréal et avons discuté de tout mais à peine du projet. Enfin quelques mots, comme quoi il devait se faire dans le plaisir. Elle avait un horaire chargé pour les mois à venir et nous avons convenu de nous faire signe au printemps.

Entretemps, nous avons échangé quelques idées par courriel et par Skype. Elle m’a parlé des paysages d’Écosse, et de ses ciels tourmentés, qu’elle affectionne tout particulièrement. J’habite à la campagne et, comme si ça allait de soi, nous avons décidé de faire la séance photo ici. Ma maison est sur une colline entourée de champs et d’animaux.

Elle est venue en septembre. Nous espérions un ciel chargé mais il ne s’est pas manifesté. J’avais quelques caméras avec lesquelles j’aime bien travailler : Polaroïd, Holga et une réplique en bois et laiton d’une ancienne chambre photographique. Nous nous sommes installées dans un champ et avons fait les clichés. Simplement et dans le plaisir.

– Éliane Excoffier

Ma sensibilité est grandement interpellée par le travail d’Éliane. Corps féminin, figure animale. Contrastes, mouvement. Lumière, noir, blanc. Photo, histoire, temps. Quel privilège donc qu’il m’ait été possible de participer à ce projet alors qu’Éliane y participait également.

D’emblée, l’idée de travailler avec elle m’enthousiasmait au plus haut point, mais le processus de création et le thème du portrait m’intimidaient quelque peu… Au fil des rencontres, la générosité et la patience d’Éliane ont eu raison de cette hésitation. Ne restaient que l’enthousiasme et le plaisir d’échanger avec elle sur ces idées d’espace et de lumière et sur le sentiment de sérénité que l’on peut ressentir à la campagne, à vivre entourée d’animaux.

C’est dans le plaisir et dans la simplicité que nous sommes arrivées à ces images. Des images d’espace, de campagne, de figure féminine et de lumière.

Éliane, merci.

– Joanie Lapalme


Œuvres créées dans la campagne de financement ARTGEIST II – FIGURES LIBRES (2015-2016)

  • Expérimentations formelles et mutations - Sylvain Campeau
  • Quelques vues, quelques perspectives - Suzanne Paquet
  • Lire Ciel variable : le magazine comme chantier d’histoire photographique - Zoë Tousignant
  • Réactions à l'article sur l'exposition Le cri rebelle...
  • Jean-François LeBlanc. Revisiter les coulisses de Montréal à la fin d'un siècle - Tema Stauffer
  • Myriam Yates, Gander Islands - Sylvain Campeau
  • Jacynthe Carrier, Paysage : Faire le jour - Sylvain Campeau
  • Dak’Art 2018. Focus sur la photographie - Érika Nimis
  • Linda Rutenberg, The Garden at Night | The Untamed Garden - Christian Roy
  • Martin Désilets, Matière noire / L’index – Sylvain Campeau
  • Developing Historical Negatives — Robert Anderson
  • Adam Basanta, Paysage Passé Futur — Sylvain Campeau
  • Jeux d’enfants de Francis Alÿs : la 19e  et nouvelle vidéo, en ligne jusqu’au 5 avril
  • Vidéographe : pour vivre en paix
  • Paris Photo à New York, la foire devenue virtuelle
  • MOMENTA 2021: la commissaire choisie
  • Le confinement, un jour à la fois
  • Vos mises sont bienvenues
  • Une aide de plus
  • Quoi faire et ne pas faire
  • Tous unis derrière les arts et la culture
  • Tartelette solidaire
  • La photo de l'année, avant le virus