Jacynthe Carrier – Sylvain Campeau

[Printemps-été 2017]

Jacynthe Carrier, # 4 de la série brise glace, 2016, impression au jet d’encre, 76 × 76 cm

Jacynthe Carrier, # 4 de la série brise glace, 2016, impression au jet d’encre, 76 × 76 cm

brise glace soleil blanc
Galerie Antoine Ertaskiran
Du 9 novembre au 23 décembre 2016

par Sylvain Campeau

[Extrait]
C’est une histoire d’habitation et d’érosion que semble nous raconter Jacynthe Carrier avec ce nouvel ensemble d’œuvres.

Peut-on parler de performance mise en scène et filmée ? Ou faudrait-il plutôt aller du côté du théâtre pour saisir ce que son esthétisme a de particulier ? Il est certain que les œuvres de l’artiste se produisent au carrefour de ces médiums alors que même les images figées de la photographie et celles mobiles offertes en vidéo entrent en relation et maintiennent une sorte de tension. Mais il y a surtout que les histoires que veut nous conter Jacynthe Carrier ne peuvent apparaître entières et complètes sans ce recours à une production actantielle chorégraphiée et à une construction narrative fondée sur les possibilités techniques qu’offrent la vidéo et la photographie. Résultant d’une mise en place autant qu’en scène, brise glace soleil blanc apparaît tel grâce à une scénarisation qui repose sur des choix d’angles, des prises de vue dont l’artiste a peut-être déjà décidé de la teneur avant même que le tournage ne débute. Qu’il en soit ainsi ou non, n’en demeure pas moins que les actions entreprises par les protagonistes et les images qui en sont prises travaillent de concert à créer cette histoire que nous sommes invités à reconstituer…

 
[Suite de l’article et autres images dans les versions imprimée et numérique du magazine. En vente partout au Canada jusqu’au 21 septembre 2017 et sur notre boutique en ligne.]
 
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