Vidéo à trois canaux, Vertigo Sea propose un environnement immersif et panoramique qui s’appuie sur « un montage puissant » d’images fixes et en mouvement, ainsi que de sons juxtaposés et superposés, incluant musiques, enregistrements de la nature, chansons et textes en voix hors champ. Le récit que propose John Akomfrah fait de la mer, « espace d’histoire, de beauté et d’abondance », un « théâtre de désastre ». Ce sont les « forces humaines » qui ont provoqué cette transformation, selon ce que montre la succession d’images, entre l’évocation de l’esclavage et la pollution des eaux. En dépit des références à Géricault, Turner, Friedrich, Melville ou Woolf, « l’œuvre, écrit Jill Glessing, pousse le public à s’interroger sur sa relation contemporaine à la barbarie perpétrée au cœur même et à l’encontre de ce paradis aquatique. »