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Magazine Ciel variable

Un magazine qui se consacre à la présentation et à l’analyse des pratiques de la photographie en lien à l’art contemporain, aux nouvelles technologies de l’image et aux enjeux actuels de la culture.

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Nouvelles entrées

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Découvrez ici les nouveaux articles ajoutés chaque semaine à nos archives. Trois précédents numéros de la revue sont ainsi rendus accessibles dans leur intégralité, un article à la fois, chaque année.

Prenez note que vous pouvez aussi accéder à l’ensemble de ces articles par le biais des sections et catégories qui structurent le site de Ciel variable.

Marie-Josée Rousseau, Au carrefour des pratiques photographiques — Jérôme Delgado

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Entrevues
Auteurs : Jérôme Delgado

Fondatrice de la seule galerie québécoise exclusive à la photographie, Marie-Josée Rousseau se confie sur ses motivations et sur son rôle dans le marché de l’art. Celle qui est arrivée à la photographie avec la technologie numérique – elle lui a permis « une exploration sans pareille » – est devenue une véritable porte-parole de l’image-objet. « La photographie se doit d’être incarnée en un objet qu’il est possible de voir et de toucher », défend-elle. La Castiglione, sa galerie, elle la voit comme un carrefour où se croisent courants, disciplines, écoles de pensée. Elle l’a baptisée ainsi, en référence à cette figure historique de la photographie qui « pouvait grandir en dehors de moi » et à laquelle tous s’identifieraient. « Un concept moins évident lorsque c’est le nom du propriétaire qui est mis en avant. » Devenue nomade en 2020, La Castiglione et son modèle sont à repenser, selon Marie-Josée Rousseau, qui s’est donné un an pour réfléchir à la suite de ses activités.

Alexis Desgagnés, Ammoniaque — Ève Dorais

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Recensions de publications
Auteurs : Ève Dorais | Artistes : Alexis Desgagnés

Regard sur un quartier industriel du quartier montréalais Hochelaga, Ammoniaque conjugue avec finesse l’approche documentaire – « l’importance du sujet et de la prise de vue », précise Ève Dorais –, et la matérialité de la photographie, par l’utilisation d’appareils analogiques et de pellicules photosensibles. De l’avis de l’autrice, « le regard désaxé » d’Alexis Desgagnés et son attention pour les détails donnent aux lieux une dimension quasiment spirituelle. L’artiste – et historien de l’art, commissaire et poète – dévoile, en s’attardant à des mots écrits sur un mur de tôle, une poésie urbaine. Proche du langage exploréen de Claude Gauvreau, celle-ci est teintée « de douleur, d’incongruité et d’euphorie ». C’est un livre essentiel, dit Ève Dorais, parce qu’il sensibilise à la réalité d’un interstice urbain plein d’humanité et qu’il « incite à revoir nos conceptions du paysage et de la belle photo ».

La fête : les gens sont venus pour s’amuser — Dayna McLeod

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Recensions de publications
Auteurs : Dayna McLeod

« Régal pour le cœur, l’esprit et l’âme », écrit d’emblée Dayna McLeod, La Fête est l’ouvrage à consulter dans le contexte de privations et d’isolement engendré par la pandémie. La centaine d’images rassemblées après un appel lancé à des artistes québécois et brésiliens relève à la fois du documentaire, du portrait et de la prise de vue sur le vif. Librement associées, mais soigneusement organisées, elles offrent une « porte d’entrée sur les émotions », « un voyage parmi des gens et des lieux en liesse » ou encore « un air de légèreté et de rêverie qui en appelle à nos souvenirs, nos désirs et à notre peur de manquer quelque chose ». Si une application audio situe l’environnement sonore des images, les textes leur donnent du sens, en faisant ressortir l’élan politique de la thématique.

Women Street Photographers — Ariane Noël de Tilly

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Recensions de publications
Auteurs : Ariane Noël de Tilly

À l’instar de la photographie reproduite en couverture, les intentions du livre sont manifestes : diriger notre attention vers une femme qui regarde. « C’est ce que Women Street Photographers nous invite à faire, soit prendre connaissance du travail des femmes photographes et des événements (…) qu’elles ont captés dans l’espace public. » Pour Ariane Noël de Tilly, ce projet découlant d’une série d’expositions annuelles et homonymes propose un survol en cent photographies dont l’enchaînement assez libre « permet de témoigner de la grande variété d’approches de la photographie de rue ». Ce choix pour une organisation hétéroclite met l’accent « sur les heureux hasards liés à notre expérience de l’espace public ». Deux essais complètent l’ouvrage, dont un qui évoque le croisement depuis le 19e siècle de deux histoires : celle de la photo et celle de la condition féminine.

Érika Nimis, Mutants — Christian Roy

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Critiques d'expositions
Auteurs : Christian Roy | Artistes : Érika Nimis

À la fois documentaire et expérimentale, la pratique photographique d’Érika Nimis la mène sur les traces de lieux et d’objets à l’abandon. L’ensemble intitulé Mutants – reproductions de documents, gros plans sur des extraits de textes, images de lieux, de personnes et d’objets – découle de la découverte du site de l’Université des Mutants, aujourd’hui disparue. L’établissement de l’île de Gorée, au large du Sénégal, proposait de soutenir des recherches « alternatives endogènes » qui auraient pu, selon Christian Roy, donner un autre monde, développé au Sud. Cette « utopie à saveur d’uchronie » trouve écho dans les images mélancoliques de Nimis. « Liant afrofuturisme et rétrofuturisme, Mutants propose une plongée archéologique dans ce chantier laissé en plan », observe celui pour qui ce « projet de recherche photographique [est] aussi inspirant que poétique ».

Yann Pocreau, Les Impermanents — Daniel Roy

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Critiques d'expositions
Auteurs : Daniel Roy | Artistes : Yann Pocreau

Poursuivant les réflexions de Yann Pocreau sur la matérialité de la lumière, Les Impermanents regroupait des œuvres inspirées par la voûte céleste. S’appuyant sur des photographies de tout type, y compris certaines réalisées sans appareil, l’artiste s’aventurait, constate Daniel Roy, dans une méditation sur le cosmos, le temps, « la fugacité de la vie et la finitude des êtres et des objets ». Ses expérimentations autour de l’impression de la lumière relevaient de l’hommage aux pionniers de la photographie. Et même plus. La présence d’épreuves non traitées avec fixateur, « vouées à une imminente extinction », éveillait des pensées envers « ces créateurs dont l’histoire n’a pas retenu le nom, que le temps a fini par effacer ». « La photographie, commente Daniel Roy, n’est pas aussi pérenne qu’on le voudrait. Elle peut s’altérer. La mémoire aussi. »

Chuck Samuels, Devenir la photographie — Sylvain Campeau

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Critiques d'expositions
Auteurs : Sylvain Campeau | Artistes : Chuck Samuels

La mise en abîme de la photographie, du portrait photographique, occupe Chuck Samuels depuis 1991. Rassemblés sous le titre Devenir la photographie, et exposés en deux lieux, ces différents corpus relèvent de deux paradigmes, selon Sylvain Campeau : l’enjeu désormais dépassé de l’originalité d’une œuvre et l’actuel « cosmos aux ramifications sans fin ». Le critique reconnaît que l’évolution de cette pratique, entre l’appropriation de la réputation « d’illustres devanciers » et la contestation de « la hiérarchie des gens et des genres », s’inscrit dans la « dissolution de la barrière entre les médias », tous semblables, tous numériques. « Ce devenir de la photographie, signale-t-il cependant, se déploie au moment même où cela ne pouvait déboucher que sur une fin de non-recevoir. »

Capture Photography Festival 2021 — Karen Henry

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Critiques d'expositions
Auteurs : Karen Henry

Devant l’hétéroclite festival Capture, Karen Henry fait le choix de ne s’attarder ici qu’au volet dans l’espace public. Il faut préciser que l’édition 2021 n’a pas été épargnée par la controverse après le retrait soudain de la série de Steven Shearer consacrée au sommeil. « Les sujets endormis sont intrinsèquement vulnérables, ce qui a mis plusieurs personnes mal à l’aise », note la critique, pour qui le « fiasco » soulève maintes questions. Les organisateurs ont-ils tenu compte de la crise du fentanyl qui s’abat sur Vancouver ? Une compagnie publicitaire décide-t-elle ce qui peut être vu ? Karen Henry salue d’autres projets, dont ceux d’Anique Jordan et de Jordan Bennett qui évoquaient, en parlant des communautés noires ou autochtones, « l’expérience permanente de la perte, mais aussi la promesse de tant de choses qu’il reste à dire ».

Paul Walde, Requiem pour un glacier — Reilley Bishop-Stall

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Critiques d'expositions
Auteurs : Reilley Bishop-Stall | Artistes : Paul Walde

D’abord oratorio interprété in situ, puis installation vidéo, Requiem for a Glacier prend son origine dans un site naturel en Colombie-Britannique menacé par un projet (abandonné) de station de ski. Comme le réchauffement planétaire se poursuit, l’œuvre de Paul Walde, portée sur le deuil et le combat, demeure pertinente, même des années après sa création. En images, elle s’enrichit « d’effets temporels et visuels qui font écho à l’urgence dramatique de la pièce musicale », estime Reilley Bishop-Stall. L’ensemble est néanmoins discutable aux yeux de la nation Ktunaxa. « La projection d’une complainte (…) en latin sur le territoire sacré des Ktunaxa soulève des enjeux (…) inévitables. Cela dit, l’enracinement par Walde de la partition tant dans les anciennes traditions eurochrétiennes que dans la politique canadienne contemporaine est potentiellement utile pour évaluer les intérêts divergents. »

Emanuel Licha, zo reken — André Lavoie

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Critiques d'expositions
Auteurs : André Lavoie | Artistes : Emanuel Licha

Après avoir traité des représentations de la guerre, Emanuel Licha plonge dans un Haïti en constante lutte. Davantage proche du cinéma linéaire que ses précédents films, son documentaire zo reken se nourrit autant des images enregistrées que du hors-champ. « Une posture habituelle pour celui qui s’interroge à propos du caractère subjectif de notre regard », note André Lavoie. Le climat insurrectionnel de la capitale haïtienne se déploie à travers le double cadre de la caméra et des fenêtres d’un « zo reken ». Cet « os de requin » désigne les voitures utilisées par les puissances étrangères, des 4 x 4 adoptés même par les organismes humanitaires. « Au milieu de ce véhicule, Haïti se révèlera dans une proposition esthétique parfaitement circonscrite, regard balisé comme si le spectateur était lui aussi enfermé dans cet espace clos. »

Alejandro G. Iñárritu, Carne y Arena — Jean Gagnon

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Critiques d'expositions
Auteurs : Jean Gagnon | Artistes : Alejandro G. Iñárritu

Partie prenante d’une offre de plus en plus récurrente en réalité virtuelle, l’installation Carne y Arena d’Alejandro G. Iñárritu a été présentée à Montréal accompagnée d’une solide réputation. Jean Gagnon s’inscrit en faux contre l’enthousiasme envers cette « expérience de narration exceptionnelle », bien qu’il lui trouve de grandes qualités. « Iñárritu, écrit-il, fait preuve de plus d’ingénuité, car son installation ne se résume pas qu’à la narration et l’expérience n’est pas que virtuelle. » L’œuvre portée sur l’épreuve que représente la migration clandestine « articule autre chose qu’une simili-réalité », dépasse le phénomène du ressenti. « Carne y Arena questionne l’efficacité de l’art, son rôle et sa puissance de changement, en oscillant entre l’émotion et l’intellect, le sensible et l’intelligible », lit-on en conclusion de sa critique.

Meryl McMaster, Il fut un chant — Stéphanie Hornstein

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Critiques d'expositions
Auteurs : Stéphanie Hornstein | Artistes : Meryl McMaster

L’exposition que Meryl McMaster a conçue lors d’une résidence lui ayant permis de travailler avec la collection du Musée McCord portait sur la relation paradoxale de l’être humain avec la nature. Aux oiseaux sous cloches de verre conservés par le musée l’artiste a répondu par des œuvres qui, selon Stéphanie Hornstein, se débattent dans une souffrance propre au style des vanitas de tradition néerlandaise. Si l’expo embrasse « le caractère éphémère de l’ensemble des formes de vie », comme Horsntein le décrit, elle a peu du ton pessimiste. « La mort, selon McMaster, est un processus naturel, bien que déconcertant, et plutôt que de la nier (en mettant par exemple des oiseaux naturalisés dans des globes de verre), nous devrions apprendre des cycles de la vie. »

Luc Bourdon. Jouer avec les images et les sons — Nicole Gingras

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Essais
Auteurs : Nicole Gingras | Artistes : Luc Bourdon

Figure majeure de la vidéo et du cinéma, Luc Bourdon a réalisé une cinquantaine d’œuvres, plusieurs prenant pour sujet la culture, telles La mémoire des anges (2008) et La part du diable (2017), bâties à partir des archives de l’ONF. Dans cet entretien accordé en marge du 50e anniversaire de Vidéographe auquel Bourdon a pris part, Nicole Gingras le fait témoigner sur ses débuts, son amour des mots, sa vision du montage. Celui qui a adopté dans les années 1980 la vidéo pour « la possibilité de dire “je vois” » reconnaît avoir été influencé par Gary Hill et Michael Snow. Il leur doit l’idée d’utiliser les images comme « support pour y déposer mots et phrases ». Après avoir créé dans « l’immédiateté » propre à la vidéo, Luc Bourdon s’est engagé dans des productions qui exigent « plus de souffle et de recherche », telle que La mémoire des anges, film « impressionniste » sur lequel il s’attarde longuement.

David Tomas, La parole et le silence — Vincent Bonin

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Essais
Auteurs : Vincent Bonin | Artistes : David Tomas

Invité par Ciel variable à réévaluer la pratique de David Tomas, l’auteur offre une vue en coupe de la trajectoire intellectuelle de l’artiste et anthropologue décédé en 2019. L’essai signale l’importance que Tomas accordait au silence, y compris jusque dans son œuvre ultime portée par un ambigu « No Lot ». « Ce “non” résonne dans l’espace posthume comme une dernière forme de la résistance du silence après l’interruption de la parole », observe Vincent Bonin. Créateur notamment d’installations cinétiques marquées par leur « complexité sémiotique », l’artiste est connu pour ses innovations technologiques (utilisation de stroboscopes, chronomètres et déclencheurs automatiques dès les années 1980). Il a participé à la réévaluation critique de l’histoire de la photographie, au même titre que Jeff Wall ou Allan Sekula, tout en évitant les « énoncés d’intention » au profit d’une pensée fragmentaire ou performative, et même silencieuse « quand sa présence s’ajoute ».

Moyra Davey. Le récit personnel et l’art de la narration fragmentée contre les dogmes — Nicolas Mavrikakis

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Essais
Auteurs : Nicolas Mavrikakis | Artistes : Moyra Davey

En réaction à un « intégrisme de gauche » et à des campagnes pour « un art moral [et] lisse, sans zones d’ombre », Nicolas Mavrikakis propose une lecture enflammée de la pratique de Moyra Davey et en particulier de sa vidéo i confess (2019). Cette œuvre, qui aborde des thèmes polarisants, amène, selon le critique, « à réfléchir au-delà de l’opposition entre bons et méchants ». Inclassable et complexe, basée sur des jeux d’images dans l’image, elle est « une sorte de poupée russe » qui multiplie les références, cite autant James Baldwin que Pierre Vallières, parmi d’autres. À l’instar de i confess, et du film Pierre Vallières (1972) de Joyce Wieland commenté par Mavrikakis, ce texte se lève contre les dogmes et suggère de ne pas s’enliser dans des lectures figées et simples de l’histoire culturelle, y compris quand il s’agit de reparler de l’auteur de Nègres blancs d’Amérique.

Robert Graham, Trois Photographes Montréalais + — Zoë Tousignant, L’histoire de la photographie à Montréal selon Robert Graham

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Portfolios
Auteurs : Zoë Tousignant | Artistes : Donigan Cumming, Michel Campeau, Tom Gibson

Reflet des activités de critique et de collectionneur de Robert Graham, cette exposition autour de photographes montréalais (et plus encore) ouvre de larges perspectives. Elle rend compte d’une démarche qui conjugue l’acquisition d’œuvres et la fréquentation de leurs auteurs (en occurrence Tom Gibson, Donigan Cumming et Michel Campeau) au développement d’une vision critique de la photographie. Zoë Tousignant défend le principe qu’une image s’apprécie autant par ce qu’elle montre que par ce qu’elle ne montre pas. Elle signale que Graham, dont les œuvres de sa collection sont « les corrélats visuels » de sa pensée, s’intéresse au parergon, concept de Jacques Derrida voulant que ce qui « réside à l’extérieur d’une œuvre est fondamental ». « Raconter l’histoire de la photographie à Montréal ne peut se faire en excluant ce qui lui est extérieur », écrit Zoë Tousignant pour qui la présence d’images de Muybridge, Tichý et Parr permet « l’imbrication totale de la scène locale dans la sphère internationale ».

Amandine Alessandra, Marine Baudrillard, Carole Lévesque, Katharina Niemeyer et Magali Uhl, Écran total — Edward Pérez-­González, La machine d’absence

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Portfolios
Auteurs : Edward Pérez-González | Artistes : Charlie Doyon

Issue d’un projet de recherche autour de la réflexion de Jean Baudrillard sur la notion d’« écran total », cette exposition réunit sept artistes qui commentent l’omniprésence de l’écran et ses impacts sur nos vies. Selon Edward Pérez-González, « les œuvres qui forment le nœud de l’exposition s’appuient sur la vision du monde critique du Baudrillard philosophe […] : un monde où l’énonciateur devient l’écran lui-même ». Le Baudrillard photographe, présent par le biais de ses propres images, propose, lui, de capturer, comme l’écrit Pérez-González, « la valeur de l’expérience […] de ce « je » que je suis ». C’est cette subjectivité, liée à un travail attentionné de la lumière, qui tend à disparaître à l’époque des écrans. « Par l’accumulation des séquences, la décontextualisation et la schématisation s’impose un monde déréalisé, scruté sans états d’âme », résume le critique.

William A. Ewing et Holly Roussell, Civilization – Quelle époque ! — Julie Martin, Une cartographie photographique du 21e siècle

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Portfolios
Auteurs : Julie Martin | Artistes : Massimo Vitali

Deux cents œuvres, cent dix photographes, huit sections… Cette ambitieuse exposition, a constaté Julie Martin, « offre un regard sur les mouvements qui agitent notre monde actuel : ses connexions, ses flux invisibles, ses influences, les mobilités des marchandises et des êtres humains… » La critique base sa réflexion sur le principe de « cartographie cognitive », élaboré par Fredric Jameson pour évoquer ce qui se soustrait à notre regard, à nos sens, à notre expérience. Si elle place Civilization dans la lignée de The Family of Man, exposition culte d’Edward Steichen, c’est pour signaler qu’il s’agit cette fois d’un véritable panorama de la diversité – et non d’un relais de l’hégémonie capitaliste. « Les commissaires ne renoncent pas à l’idée d’une communauté humaine, écrit Julie Martin, mais en respectent les disparités [et] rendent visibles les mécanismes de pouvoir qui modélisent notre monde (que l’exposition The Family of Man dissimulait). »

Présentation thématique : Exposer la photo

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Portfolios

The thematic section in this issue presents three exhibitions that show how photography can contribute to shaping a critical vision of the world. By bringing together a large number of images and points of view, the first sets out to offer an overall sense of the changes affecting global civilization. Inspired by Jean Baudrillard’s notion of the “total screen,” the second contrasts traditional photography and its mutant, digital, and interactive form, which augments the real at the scale of a screen interface. The third highlights the career of a photography critic whose vision is fed by his encounter with the works he has collected and their creators, while being attentive to the development of a photographic community.

Exposer l’image pour dire les mutations du monde

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Éditoriaux
Auteurs : Jacques Doyon

Le dossier de ce numéro présente trois expositions illustrant comment la photographie peut contribuer à façonner une vision critique du monde. En rassemblant une grande quantité d’images et de points de vue, la première offre une vue globale des mutations qui affectent la civilisation mondiale. Inspirée de la notion d’« écran total » de Baudrillard, la seconde met en opposition la photographie traditionnelle et sa forme mutante, numérique et interactive, qui redouble le réel à l’échelle d’une interface-écran. La troisième témoigne du parcours d’un critique de la photographie dont la vision se nourrit de la fréquentation d’œuvres et de leurs créateurs, tout en étant attentive au développement d’ensemble d’une communauté photographique.

Bertrand Carrière, Apprendre la photographie par les livres — Serge Allaire

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Entrevues
Auteurs : Serge Allaire | Artistes : Bertrand Carrière

Auteur de nombreux livres photographiques en quarante ans de pratique, Bertrand Carrière se confie sur le processus derrière la rétrospective Solstice et révèle être arrivé à la photographie par le biais de publications imprimées. « Mon premier vrai contact, dit-il, a été dans les magazines et l’encyclopédie LIFE. Puis la découverte des livres fut fondamentale. Le premier que j’ai eu fut une petite monographie sur Henri Cartier-Bresson. » « J’ai appris la photographie dans les livres », insiste celui qui privilégie le livre pour le déploiement de ses séries. En amont de ce choix, c’est le travail d’organisation séquentielle des images, comme au cinéma, qui est à la base de son élan créatif. « On crée en retranchant. Si j’ai appris une chose avec la monteuse de mes films (…) c’est la façon de voir l’arbre (l’image) et la forêt (le livre, le film) en même temps : l’importance singulière de chaque image, de chaque plan, dans un tout qui prend sens. »

Ron Jude, 12 Hz — Louis Perreault

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Recensions de publications
Auteurs : Louis Perreault | Artistes : Ron Jude

Ce livre photographique de Ron Jude « vibre sur la table », selon Louis Perreault, tant l’expérience sensorielle proposée déborde du cadre des images. L’auteur estime que Jude, incontournable dans l’univers de l’édition, arrive une fois de plus à innover et amorce ici un virage dans sa pratique : le paysage en est le sujet, la suite narrative des images y est moins déterminante et la stratégie en place fonctionne par accumulation plutôt que par juxtaposition. 12 Hz est « comme une composition musicale, écrit Perreault, chaque image agissant comme une piste sonore additionnée aux autres, vibrant à des fréquences différentes. Comme le compositeur devant la console de mixage, Ron Jude ajuste les niveaux de chaque piste, dosant l’abstraction, les textures, la reproduction de l’espace et des lieux. » La référence aux basses fréquences du titre suggère que les ondes sonores sont des forces qui façonnent les paysages, mouvements imperceptibles dont s’imprègnent les images aux tonalités sombres.

Une histoire mondiale des femmes photographes — Claudia Polledri

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Recensions de publications
Auteurs : Claudia Polledri

Il y avait urgence d’élargir l’histoire de la photographie et le livre dont il est question ici répond à cette nécessité. Le panorama qu’il offre permet de prendre enfin conscience de l’apport des femmes qui ont exercé le métier de photographe, y compris celles qui ont œuvré en dehors des pays occidentaux, trop souvent les seuls à être considérés. « Sans être exhaustive, cette histoire de la photographie mondiale au féminin, en documentant le regard de l’autre, est à la fois remarquable et surprenante », note Claudia Polledri. À ses yeux, l’universalisme et le décentrement culturel prônés par Marie Robert et Luce Lebart peuvent servir d’exemple pour des recherches ultérieures. L’ambition du programme se mesure en chiffres : 450 images, 300 photographes, 160 autrices. Pour s’y retrouver, Polledri propose trois lectures possibles : les professions pratiquées, la photographie comme outil de lutte sociale et les questions identitaires.

Rejouer le vivant – Amélie Giguère

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Recensions de publications
Auteurs : Amélie Giguère, Anne Bénichou

Spécialiste de la documentation artistique, Anne Bénichou se penche dans ce livre sur le reenactment – « recréation, reconstitution, reprise et autres formes de réactivation vivante d’œuvres [et] phénomènes culturels ». Elle y étudie des exemples variés qui lui permettent de faire des rapprochements a priori douteux, mais au bout du compte convaincants, selon ce qu’en a pensé Amélie Giguère. L’ouvrage présente les procédés de reenactment, pouvant être de l’ordre de l’immersion comme de la distanciation, revient sur des cas controversés en cette ère où l’appropriation est un acte répréhensible et pointe les choix des musées à « collectionner et patrimonialiser le vivant », en citant Marina Abramovic et ses reprises de ses propres performances. Le reenactment devient alors un document vivant, et c’est qui est enrichissant, selon Giguère. Ceci permet, observe-t-elle, « de s’émanciper des dichotomies au cœur des réflexions depuis vingt ans » : le live et l’enregistré, l’œuvre et sa documentation, l’original et ses copies, l’authentique et l’inauthentique.

Richard Ibghy & Marilou Lemmens, Querelle entre deux puces pour savoir à qui appartient le chien sur lequel elles vivent — Noémie Fortin

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Critiques d'expositions
Auteurs : Noémie Fortin | Artistes : Richard Ibghy & Marilou Lemmens

Les œuvres vidéographiques, installatives et photographiques qui composent l’exposition née d’une résidence à la Fondation Grantham offrent « un portrait à la fois sensible et informé de l’utilisation, de la contamination et de l’appropriation des terres en milieu rural », selon ce qu’en conclut Noémie Fortin. Richard Ibghy et Marilou Lemmens poursuivent ici leur démarche basée sur le désir de matérialiser et de rendre « visibles » des concepts abstraits, voire des études censurées – le cas de l’œuvre L’affaire Louis Robert. Ils pointent aussi le contraste qui existe dans la culture de la terre, entre « violence et soins inhérents », comme dans la vidéo Herber, désherber. « Les pièces qu’ils y rassemblent offrent différentes portes d’entrée sur les enjeux de propriété et d’exclusion […], afin de susciter, note Noémie Fortin, une réaction affective et une réflexion critique. »

John Akomfrah, Vertigo Sea — Jill Glessing

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Critiques d'expositions
Auteurs : Jill Glessing | Artistes : John Akomfrah

Vidéo à trois canaux, Vertigo Sea propose un environnement immersif et panoramique qui s’appuie sur « un montage puissant » d’images fixes et en mouvement, ainsi que de sons juxtaposés et superposés, incluant musiques, enregistrements de la nature, chansons et textes en voix hors champ. Le récit que propose John Akomfrah fait de la mer, « espace d’histoire, de beauté et d’abondance », un « théâtre de désastre ». Ce sont les « forces humaines » qui ont provoqué cette transformation, selon ce que montre la succession d’images, entre l’évocation de l’esclavage et la pollution des eaux. En dépit des références à Géricault, Turner, Friedrich, Melville ou Woolf, « l’œuvre, écrit Jill Glessing, pousse le public à s’interroger sur sa relation contemporaine à la barbarie perpétrée au cœur même et à l’encontre de ce paradis aquatique. »

Sara A. Tremblay, Tout t’empêche — Paule Mackrous

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Critiques d'expositions
Auteurs : Paule Mackrous | Artistes : Sara A. Tremblay

Réalisé dans le contexte d’une réclusion imposée par la pandémie, l’essai visuel et virtuel Tout t’empêche, diffusé sur le réseau Instagram, s’est avéré un projet sensé, sensible à la réalité de la crise sanitaire et au courant d’autonomie alimentaire. Par le biais d’une série d’images de récoltes de fleurs, fruits et végétaux, Sara A. Tremblay met en scène son quotidien dans une ferme d’Orford. Pour Paule Mackrous, il s’agit là d’un « rituel » dont la portée dépasse le cadre intime, en valorisant un écosystème fait de lumière, de vent, d’insectes, d’une faune nocturne… « Cela offre un contrepoids aux effets directs aussi bien qu’indirects de la COVID-19 comme l’anosmie et l’agueusie (perte d’odorat et de goût), la distanciation physique et l’impératif de ne rien toucher, des effets qui nous préviennent d’expérimenter le monde dans toutes ses dimensions sensorielles. »

Gagnon-Forest, Séquence aérienne — Élisabeth Recurt

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Critiques d'expositions
Auteurs : Élisabeth Recurt | Artistes : Gagnon-Forest

Sensible aux problématiques liant espace et imaginaire collectif, le duo Gagnon-Forest œuvre à partir de préoccupations sociologiques et esthétiques. Le projet en six photographies qu’il a inséré dans les verrières d’un bâtiment municipal alterne images scientifiques (topographiques) et paysages brouillés par la combinaison de points de vue (le principe de la parallaxe). Les premières, numérisations cadastrales en noir et blanc, opposent leur objectivité à la subjectivité des secondes, teintées de bleu. Pour Élisabeth Recurt, cette somme de « qualité informationnelle » et de « qualité visuelle à teneur fictive » pointe des contraintes urbaines et évoque un ailleurs inaccessible. Les « trames sociologique et poétique » de Séquence aérienne lui rappellent la pratique de Melvin Charney, qui réfléchissait « à la domination de la dimension fonctionnelle urbanistique au détriment du social » et qui liait dans ses œuvres réel et fiction.

Stan Douglas, Penn Station’s Half Century — Stefan Zebrowski-Rubin

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Critiques d'expositions
Auteurs : Stefan Zebrowski-Rubin | Artistes : Stan Douglas

Commandée par le Public Art Fund et l’Empire State Development pour un nouveau hall de gare, l’œuvre Penn Station’s Half Century revient sur un pan de l’histoire de la ville de New York. Son auteur, Stan Douglas, a reconstitué des récits autour de la Penn Station, dont la démolition en 1963 a été le catalyseur du mouvement moderne pour la préservation du patrimoine. Les quatre panneaux photographiques, qui superposent faits et fiction, sont « des tableaux époustouflants », de l’avis de Stefan Zebrowski-Rubin. « L’approche conceptuelle léchée de l’école de photographie de Vancouver prend ici un nouveau souffle épique », estime le critique, qui relève l’audace technique derrière le processus de création. « La maîtrise et envergure » dont fait preuve Douglas sont de bon augure, signale-t-il, à l’approche de la Biennale de Venise 2022, où celui-ci occupera le pavillon du Canada.

Isabelle Hayeur, (D)énoncer — Jean De Julio-Paquin

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Critiques d'expositions
Auteurs : Jean De Julio-Paquin | Artistes : Isabelle Hayeur

Avec (D)énoncer, Isabelle Hayeur signe un projet d’envergure sociale et politique. Son œuvre explore les fractures entre idéal et réel, et les impacts écologiques et sociaux de nos actions.

Sandra Brewster, Works from series: Smith, Blur; Video: Walk on by — Érika Nimis

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Critiques d'expositions
Auteurs : Erika Nimis | Artistes : Sandra Brewster

Artiste revendiquant le droit à l’opacité, concept cher à Édouard Glissant, Sandra Brewster repense la condition noire (Blackness) pour la situer quelque part « entre visibilité et invisibilité ». C’est ce que conclut Érika Nimis dans sa critique d’une exposition « tout en finesse », orientée vers la déconstruction de la représentation des personnes racisées. Née à Toronto, Brewster utilise le transfert d’images, sur une variété de supports (papier, bois, vidéo), comme « une métaphore du mouvement, celui entre autres de la migration de sa famille », signale Nimis. Temps d’exposition longs, modèles mobiles, effets aléatoires, l’artiste cherche par bien des moyens à défier le lourd héritage des pratiques photographiques et à casser la notion de communauté noire monolithique. Enfin, toujours selon Nimis, la réponse la plus efficace à la stigmatisation des apparences se trouve peut-être dans le mouvement.

Judith Bellavance, Le goût de la durée — Mona Hakim

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Critiques d'expositions
Auteurs : Mona Hakim | Artistes : Judith Bellavance

Sensible à la mémoire, à la perte et à l’affect, Judith Bellavance a trouvé auprès d’une communauté irlandaise de Gaspésie, et en particulier dans un sous-sol d’église figé dans le temps, le sujet de sa série Le goût de la durée. Selon Mona Hakim, Judith Bellavance reconstitue « un récit personnel à même les marques d’usure du site et les objets emblématiques qui y figurent ». En prenant le parti de la « magnification », elle témoigne du souci des usagers à « prendre soin » de leur milieu de vie. « À l’heure où l’on s’interroge sur le sort de notre architecture patrimoniale et religieuse, écrit Hakim, Le goût de la durée suscite avec une grande sensibilité et poésie des réflexions sur notre rapport à l’histoire et à la mémoire, sur un héritage à fleur de peau. »

Chih-Chien Wang. Don d’images — Sylvain Campeau

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Essais
Auteurs : Sylvain Campeau | Artistes : Chih-Chien Wang

Sylvain Campeau explore chez Chih-Chien Wang la nature morte et la thématique du don. À travers fruits, repas et récits partagés, il révèle une œuvre où échange et humanité se répondent.

Évariste Desparois. Histoire d’une disparition — Sébastien Hudon

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Essais
Auteurs : Sébastien Hudon | Artistes : Évariste Desparois

C’est la découverte de facsimilés d’œuvres d’Évariste Desparois, et leur acquisition, qui est à l’origine de l’essai de Sébastien Hudon. Le texte, sorte de premier pan d’une enquête au long cours, a la noble mission de faire émerger de l’oubli un artiste inventif, auteur de photomontages qui lui ont donné sa gloire éphémère. Inconnu des historiens, mystérieux y compris jusque dans son décès, Desparois émerge à l’époque où la modernité au Québec prend son envol. En s’appuyant sur une documentation éparse, Sébastien Hudon suit le parcours de l’homme, trouve trace de lui en Europe, dans le giron de Riopelle et de Borduas. « Que s’est-il passé pour qu’un artiste contemporain des signataires de Prisme d’yeux et de Refus global puisse avoir été à ce point occulté de l’histoire de l’art et de la photographie au Québec ? se demande le chercheur. L’étonnante disparition d’Évariste Desparois, ainsi que le morcellement de son œuvre, raconte le sort réservé à tant d’artistes. »

Alessandra Sanguinetti, Alec Soth, Araki Nobuyoshi / Juergen Teller. Correspondances et aventures livresques — Jérôme Delgado

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Essais
Auteurs : Jérôme Delgado | Artistes : Alec Soth, Alessandra Sanguinetti, Araki Nobuyoshi, Juergen Teller

Quatre photographes, trois livres, deux cousines, un détenu… Derrière son contenu hétéroclite, l’essai aborde la correspondance comme une source de créativité et de rapprochement entre des individus distants culturellement, socialement ou physiquement. Confiné pendant la pandémie, le photographe Alec Soth a entretenu un échange épistolaire avec un homme, C. Fausto Cabrera, reclus, lui, dans une prison. Le résultat s’est traduit en un livre et deux images inusitées. Pendant des années, voire des décennies, la photographe Alessandra Sanguinetti a fait des allers-retours dans la campagne argentine auprès de deux cousines qui deviennent, au fil des images, à la fois ses correspondantes créatives et les protagonistes de leurs aventures. Tous deux photographes attirés par la chair et la vie, Araki Nobuyoshi et Juergen Teller proposent, quant à eux, un dialogue purement visuel. Leur livre témoigne, telle une correspondance, d’une profonde amitié, d’une reconnaissance mutuelle et du passage du temps.

Franck Gérard, En l’état — Jacques Leenhardt, Les rencontres photographiques de Franck Gérard

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Portfolios
Auteurs : Jacques Leenhardt | Artistes : Franck Gérard

Ce portfolio explore la démarche de Franck Gérard, « photographe d’extérieur » au regard vif. À travers la série En l’état, il capte le réel sans artifice, livrant des images à la fois directes et décalées, entre vérité brute et rêverie du quotidien.

Vincent Lafrance, Savoir vivre — Zoë Tousignant, La vie artistique (selon Vincent Lafrance)

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Portfolios
Auteurs : Zoë Tousignant | Artistes : Vincent Lafrance

Dans sa série Web Savoir vivre, Vincent Lafrance met en scène un alter ego en quête de sens et de renouveau. Entre autofiction et réflexion sur la création, l’artiste explore l’isolement, l’échec et la recherche d’un nouvel équilibre face au monde.

Steve Giasson, Nouvelles Performances invisibles — Didier Morelli, Le corps de l’artiste, une caméra et diverses interactions performatives

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Portfolios
Auteurs : Didier Morelli | Artistes : Steve Giasson

Steve Giasson poursuit ses Performances invisibles avec une série d’actions diffusées sur les réseaux sociaux durant la pandémie. En liant son corps à l’appareil photo, il propose un imaginaire critique et poétique qui interroge les codes sociaux et médiatiques.

Décalé

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Portfolios
Artistes : Franck Gérard, Steve Giasson, Vincent Lafrance

Trois artistes explorent, chacun à leur manière, le visible et l’invisible : entre érudition, autofiction et subjectivité, leurs œuvres révèlent une distanciation ironique face au monde contemporain.

Qu’en est-il au juste de la vie humaine ?

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Éditoriaux
Auteurs : Jacques Doyon

Dans le dossier de ce numéro, on découvrira trois figures d’artistes, trois positionnements esthétiques qui se rejoignent dans une certaine distanciation ironique. L’une, plus érudite, prend appui sur les strates d’une histoire culturelle; une autre, plus narrative, déploie par petites touches une autofiction aux résonances existentielles; la dernière, plus directe, affirme de fait la subjectivité d’un cadrage, d’un regard. Qu’en est-il au fond du visible et de l’invisible ? Quel savoir pour mieux vivre ? Et que disent de l’état du monde toutes ces petites choses qui déraillent ?

Chuck Samuels. Gales, nez qui coulent et défaillances de garde-robe — Chuck Samuels

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Entrevues
Auteurs : Chuck Samuels | Artistes : Chuck Samuels

[Hiver 2021] Une entrevue de et par Chuck Samuels Chuck Samuels est un critique indépendant occasionnel qui vit et travaille à Montréal. Cette entrevue est la troisième d’une série avec Chuck Samuels à paraître dans Ciel variable. Samuels a également publié des articles dans des revues d’art contemporain canadiennes comme MIX, Fuse et Vanguard (en […]

Ouvrages à souligner — Jérôme Delgado

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Recensions de publications
Auteurs : Jérôme Delgado | Artistes : Bertrand Carrière, Geneviève Cadieux, Isabelle Hayeur, Valérian Mazataud

[Hiver 2021] Par Jérôme Delgado Isabelle Hayeur, (D)énoncer, Longueuil / Sherbrooke / Laval, Plein sud édition / Galerie d’art Antoine-Sirois de l’Université de Sherbrooke / salle Alfred-Pellan de la Maison des arts de Laval, 2020, 362 p. [bilingue] Valérian Mazataud, Le plan, Montréal, Corporation d’habitation Jeanne-Mance, 2020, 44 p. Bertrand Carrière, Mona Hakim, Robert Enright, […]

Laurence Hervieux-Gosselin, Fenêtre oubliée — Gabrielle Sarthou

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Critiques d'expositions
Auteurs : Gabrielle Sarthou | Artistes : Laurence Hervieux-Gosselin

[Hiver 2021] Fenêtre oubliée Galerie la Castiglione chez Produit Rien, Montréal Du 3 au 26 septembre 2020 Par Gabrielle Sarthou Mise sur pied par la Galerie la Castiglione, devenue nomade pour quelque temps, la première exposition individuelle de l’artiste Laurence Hervieux-Gosselin, Fenêtre oubliée, prenait place entre les murs du nouvel espace d’exposition Produit Rien, situé […]

Berlin Biennale für zeitgenössische Kunst — Érika Nimis

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Critiques d'expositions
Auteurs : Erika Nimis

[Hiver 2021] Biennale de Berlin pour l’art contemporain Du 5 septembre au 1er novembre 2020 Par Érika Nimis Avant qu’une seconde vague ne balaye toute l’Europe début novembre, les milieux artistiques ont connu un répit estival permettant à certaines capitales comme Berlin de vivre une véritable rentrée culturelle. La photographie était au rendez-vous, y compris […]

Bertrand Carrière, Dans les années… Photographies 1996-2019 — Sylvain Campeau

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Critiques d'expositions
Auteurs : Sylvain Campeau | Artistes : Bertrand Carrière

[Hiver 2021] Dans les années – Photographies 1996–2019 Galerie d’art Antoine-Sirois de l’Université de Sherbrooke Du 8 septembre au 17 octobre 2020 Par Sylvain Campeau Nous avons affaire ici à deux objets bien distincts, mais dont les directions se croisent quelque peu. Il est vrai que le projet de livre était déjà bien en chemin […]

Photographie et société : L’Autre Amérique — Jérôme Delgado

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Critiques d'expositions
Auteurs : Jérôme Delgado

[Hiver 2021] Photographie et société : L’Autre Amérique Maison de la culture Claude-Léveillée, Montréal Du 26 août au 4 octobre 2020 Par Jérôme Delgado Le revers de la médaille évoquée par L’Autre Amérique, titre de cette exposition de photographie, aurait très bien pu désigner tout ce qui dans le continent ne se situe pas à […]

Marc-Antoine K. Phaneuf, Dédales d’almanachs — Alexis Desgagnés

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS
Auteurs : Alexis Desgagnés | Artistes : Marc-Antoine K. Phaneuf

[Hiver 2021] Dédales d’almanachs Festival Art souterrain, Montréal Du 29 février au 22 mars 2020 Par Alexis Desgagnés Il fallait, au coup d’envoi de la dernière édition d’Art souterrain, voir le public nombreux (et désormais confiné) de la Nuit blanche circulant avec un plaisir évident autour de l’immense cube qu’avait dressé Marc-Antoine K. Phaneuf dans […]

Virginie Laganière, Derrière l’horizon — Nathalie Bachand

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Critiques d'expositions
Auteurs : Nathalie Bachand | Artistes : Virginie Laganière

[Hiver 2021] Circa art actuel, Montréal Du 8 juillet au 22 août 2020 Par Nathalie Bachand On entre Derrière l’horizon comme on entre dans un temps autre, suspendu certes, mais situé. On se trouve en Estonie, à Tallinn, dans un présent marqué par les années 1970 et des espaces publics portant la mémoire patrimoniale du […]

Rachel Echenberg, Conversations avec ma famille — Charles Guilbert

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Critiques d'expositions
Auteurs : Charles Guilbert | Artistes : Rachel Echenberg

[Hiver 2021] Galerie B-312, Montréal Du 3 septembre au 3 octobre 2020 Par Charles Guilbert Le parcours des artistes est parfois ponctué par un moment de synthèse saisissant. C’est ce que donne à voir l’exposition Conversations avec ma famille, de Rachel Echenberg, présentée à la galerie B-312. Pour qu’on puisse en saisir la teneur, je […]

Gathering Clouds. Une histoire de la photographie à travers les nuages — Bruno Chalifour

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Essais
Auteurs : Bruno Chalifour

[Hiver 2021] Par Bruno Chalifour Après des mois d’une pandémie mondiale, se retrouver la tête dans les nuages peut paraître désirable, tout du moins fournir une agréable distraction. C’est ce que propose le musée George Eastman avec son exposition principale Gathering Clouds. Pro­gram­mée avant l’arrivée de la COVID-19, elle occupe les deux grandes salles d’exposition […]

Les Années Musicales : 1920–2020. La dimension spatio-musicale devenue multiplicité — Edward Pérez-González

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Essais
Auteurs : Edward Pérez-González

[Hiver 2021] Par Edward Pérez-González L’un et le multiple. En quelques mots, on peut définir la multiplicité comme une condition amplificatrice des choses, des phénomènes ; un état d’abondance, de potentialités, qui nous permet de percevoir et de comprendre le monde à partir de dimensions différentes et hétérogènes, à partir d’une dimension autre. Ce mode […]

Ewa Monika Zebrowski, Le livre photographique comme espace de collaboration — Zoë Tousignant

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Essais
Auteurs : Zoë Tousignant | Artistes : Ewa Monika Zebrowski

[Hiver 2021] Par Zoë Tousignant Il va de soi que la création d’un livre photographique nécessite beaucoup de réflexion, de temps et d’énergie. Heureusement, cette somme de travail est habituellement répartie entre plusieurs intervenants qui, chacun possédant une expertise dans son propre domaine, contribuent à la réalisation du produit fini. Parmi ces personnes, on retrouve […]

David K. Ross, Children of Kaos — Jeanne Randolph, Parfois, un nom n’est qu’un nom

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Portfolios
Auteurs : Jeanne Randolph | Artistes : David K. Ross

[Hiver 2021] Par Jeanne Randolph Pillage inutile – Je lui ai dit que je pensais « Pillage inutile ». – Comme dans futile ? a répondu mon ami. – Comme dans fichu hybride, ai-je dit. Chacun d’entre nous peut faire ce qu’il veut avec les noms, même avec des noms qui ont quatre mille ans. […]

Chloé Beaulac, Ces lieux qui nous habitent — Dominique Sirois-Rouleau, Territoires de la mémoire

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Portfolios
Auteurs : Dominique Sirois-Rouleau | Artistes : Chloé Beaulac

[Hiver 2021] Par Dominique Sirois-Rouleau Lauréate des Missions photographiques des Laurentides1, Chloé Beaulac s’est donné comme premier objectif de retrouver le chalet familial qui a marqué son enfance. Cette quête a motivé le mois de résidence où les souvenirs de l’artiste, largement ancrés dans le paysage laurentien, ont été mis à l’épreuve de la réalité. […]

Alain Lefort, Résonance des silences — Yannick Marcoux, Le pixel : un fragile mirage

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Portfolios
Auteurs : Yannick Marcoux | Artistes : Alain Lefort

[Hiver 2021] Par Yannick Marcoux Sur le chemin de nos origines, il y a longtemps, très longtemps, plus de 10 000 ans pour tout dire, s’achevait la dernière période glaciaire sur Terre. Ce qu’il en reste semble fasciner Alain Lefort qui, après sa série Eidolôn sur des icebergs en dérive, a remis son parka et […]

Paysages miroirs

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Portfolios
Artistes : Alain Lefort, Chloé Beaulac, David K. Ross

[Hiver 2021] Que disent de nous les paysages les plus éloignés, sauvages, silencieux ? Que façonnent en nous les paysages de l’enfance, ceux de notre éveil au monde ? Quel écho de notre propre devenir trouve-t-on dans le chaos des chantiers urbains ? Les paysages sont comme des miroirs, façonnés par la présence humaine. La […]

Se projeter dans l’univers environnant — Jacques Doyon

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Éditoriaux
Auteurs : Jacques Doyon

[Hiver 2021] Par Jacques Doyon Que disent de nous les paysages les plus éloignés, sauvages, silencieux ? Que façonnent en nous les paysages de l’enfance, ceux de notre éveil au monde ? Quel écho de notre propre devenir trouve-t-on dans le chaos des chantiers urbains ? Les paysages sont comme des miroirs, façonnés par la […]

Robert Walker, Griffintown / Montréal en mutation — James D. Campbell

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Entrevues
Auteurs : James D. Campbell | Artistes : Robert Walker

[Été 2020] Entrevue réalisée par James D. Campbell Robert Walker naît à Montréal en 1945. Il est diplômé en arts visuels de l’Université Sir George Williams à la fin des années 1960. En 1975, il participe à un atelier, donné par le photographe américain Lee Friedlander, qui va s’avérer déterminant. Il choisit alors la photographie […]

Arles, Les Rencontres de la photographie — Bruno Chalifour

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Recensions de publications
Auteurs : Bruno Chalifour

[Été 2020] Une histoire française Françoise Denoyelle Paris, Les Rencontres d’Arles / Art Book Magazine 2019, 320 p. (ill. n&b) 50 ans d’histoire Françoise Denoyelle et Sam Stourdzé Paris, La Martinière, 2019, 278 p. (ill. couleur) Par Bruno Chalifour Les Rencontres d’Arles célèbrent leur 50e anniversaire en deux publications. Été 1970 – été 2019 : que […]

Ouvrages à souligner — Fanny Bieth

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Recensions de publications
Auteurs : Fanny Bieth

[Été 2020] Par Fanny Bieth Yann Pocreau, Sur les lieux/On site, Saint-Jérôme/Saint-Hyacinthe, Musée d’art contemporain des Laurentides/Expression, 2018, 175 p. (bilingue) Le présent livre fait suite à l’exposition Yann Pocreau. Sur les lieux, dont le premier volet s’est tenu à EXPRESSION, Centre d’exposition de Saint-Hyacinthe à l’automne 2015, et le deuxième au Musée d’art contemporain […]

David McMillan, Croissance et Dégradation — Pierre Dessureault

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Recensions de publications
Auteurs : Pierre Dessureault | Artistes : David McMillan

[Été 2020] Croissance et Dégradation Pripiat et la zone d’exclusion de Tchernobyl David McMillan essai de Claude Baillargeon Göttingen, Steidl, 2019, 262 p., 200 photographies Par Pierre Dessureault Le 26 avril 1986 à 1 h 23, le réacteur no 4 de la centrale nucléaire de Tcher­nobyl en Ukraine explose, dégageant une quantité de radioactivité 200 fois […]

Sarah Wendt et Pascal Dufaux | Alexis Bellavance — Nathalie Bachand

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Critiques d'expositions
Auteurs : Nathalie Bachand | Artistes : Alexis Bellavance, Pascal Dufaux, Sarah Wendt

[Été 2020] Axenéo7 Du 18 septembre au 26 octobre 2019 Par Nathalie Bachand À l’automne 2019, Axenéo7 présentait dans ses espaces les expositions Quelque part dans l’inachevé de Sarah Wendt et Pascal Dufaux, ainsi que Compressions : tables préparées d’Alexis Bellavance. Ayant au premier coup d’œil peu en commun, les propositions de ces artistes montréalais […]

Rencontres photographiques de Guyane | 6e édition — Sophie Bertrand

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Critiques d'expositions
Auteurs : Sophie Bertrand | Artistes : Léa Magnien

[Été 2020] Parenthèse(s) Du 6 au 30 novembre 2019 Par Sophie Bertrand Les Rencontres photographiques de Guyane (RPG) se déroulent tous les deux ans dans différentes villes du département français situé en Amérique du Sud. Fondée en 2012, la biennale tente de développer une place légitime pour la photographie et de rejoindre par l’image des […]

Szilasi & Szilasi — Fanny Bieth et Clément Willer

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Critiques d'expositions
Auteurs : Clément Willer, Fanny Bieth | Artistes : Andrea Szilasi, Gabor Szilasi

[Été 2020] Galerie Deux Poissons, Montréal Du 17 octobre au 23 novembre 2019 Par Fanny Bieth et Clément Willer Szilasi & Szilasi est la première exposition en duo de Gabor Szilasi, le père, et d’Andrea Szilasi, la fille. Leurs œuvres avaient déjà été montrées ensemble, avec celles de Doreen Lindsay (épouse de Gabor et mère […]

Jocelyn Philibert, Dimension Lumière — Sylvain Campeau

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Critiques d'expositions
Auteurs : Sylvain Campeau | Artistes : Jocelyn Philibert

[Été 2020] EXPRESSION. Centre d’exposition de Saint-Hyacinthe Du 9 novembre 2019 au 26 janvier 2020 Par Sylvain Campeau L’exposition que présente Jocelyn Philibert au Centre Expression, à Saint‑Hyacinthe, réunit deux corpus d’œuvres qu’un coup d’œil trop rapide se risquerait à trouver très différentes. On retiendrait alors le seul fait qu’on a là, d’une part, des […]

Normand Rajotte, Sur les lieux — Mona Hakim

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Critiques d'expositions
Auteurs : Mona Hakim | Artistes : Normand Rajotte

[Été 2020] La Castiglione, Montréal Du 2 octobre au 9 novembre 2019 Normand Rajotte est un des rares photographes à avoir concentré son travail exclusivement autour du paysage depuis les années 1980. Son esthétique, (trop) souvent considérée comme « inclassable » au moment où s’activait un foisonnement de pratiques hétérogènes, trouvera aujourd’hui une juste et indéniable place […]

Monique Moumblow, Compositions | Pale Shadows — Charles Guilbert

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Critiques d'expositions
Auteurs : Charles Guilbert | Artistes : Monique Moumblow

[Été 2020] Centre VOX Du 1er novembre 2019 au 29 février 2020 Par Charles Guilbert Bien qu’il s’agisse d’une artiste che­vronnée, Monique Moumblow n’avait jamais présenté d’exposition individuelle d’envergure. À travers sept œuvres vidéo judicieusement choisies et mises en espace – le commissariat est assumé par Nicole Gingras –, on pénètre dans le monde de […]

Hito Steyerl — Jill Glessing

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Critiques d'expositions
Auteurs : Jill Glessing | Artistes : Hito Steyerl

[Été 2020] Cet article a été à l’origine uniquement publié en anglais. Vous pouvez le lire en consultant la version anglaise de cette page. Hito Steyerl This is the future Art Gallery of Ontario October 24, 2019–February 23, 2020 Par Jill Glessing (Anglais seulement) Acheter ce numéro

Isaac Julien, Frederick Douglass: Lessons of the Hour — Ariane Noël de Tilly

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Critiques d'expositions
Auteurs : Ariane Noël de Tilly | Artistes : Isaac Julien

[Été 2020] Par Ariane Noël de Tilly Après avoir créé des portraits inspirés et nuancés d’importants penseurs, révolutionnaires et écrivains, tels que Frantz Fanon et Langston Hughes, l’artiste britannique Isaac Julien s’est récemment penché sur l’abolitionniste, écrivain et grand orateur Frederick Douglass (1818–1895). L’installation vidéo à dix canaux de Julien, Lessons of the Hour, a […]

3e Biennale des photographes du monde arabe contemporain. Regards sur le Liban, l’Égypte et le Maroc – Claudia Polledri

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Essais
Auteurs : Claudia Polledri

[Été 2020] Par Claudia Polledri Paris accueillait en 2019 la troisième édition de la Biennale des photographes du monde arabe contemporain1 sous le commissariat de Gabriel Bauret. Initiée en 2015 à l’initiative conjointe de l’Institut du monde arabe (IMA) et de la Maison européenne de la photographie (MEP), cette manifestation a le grand mérite de […]

Zoom Photo Festival Saguenay. Survol sur la dixième édition du festival de photojournalisme – Sophie Bertrand

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Essais
Auteurs : Sophie Bertrand

[Été 2020] Par Sophie Bertrand Cela fait dix ans qu’à la mi-automne a lieu le Zoom Photo Festival à Chicoutimi dans la région Saguenay-Lac-Saint-Jean au Québec. Tandis que La Pulperie de Chicoutimi, site historique national et partenaire régulier du festival, sert de quartier général et accueille, avec la Zone Portuaire, la majorité des expositions, les […]

MOMENTA 2019. À l’écoute des choses – Charles Guilbert

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Essais
Auteurs : Charles Guilbert

[Été 2020] Par Charles Guilbert Pour la deuxième édition de MOMENTA | Biennale de l’image1 (autrefois Le Mois de la photo), María Wills Londoño, qui signe le commissariat en collaboration avec Audrey Genois et Maude Johnson, a choisi un titre poétique : La vie des choses. En apparence paradoxal, ce titre peut renvoyer à des […]

Mary Kavanagh Daughters of Uranium – Blake Fitzpatrick, La politique incarnée

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Portfolios
Auteurs : Blake Fitzpatrick | Artistes : Mary Kavanagh

[Été 2020] Par Blake Fitzpatrick L’uranium est un élément instable. Il se décompose dans la durée, une durée très longue. L’uranium 238 d’origine naturelle a une période radioactive de 4,468 milliards d’années, soit le temps nécessaire pour que la moitié de l’uranium se transforme en d’autres éléments dans une chaîne de désintégration radioactive. Les éléments […]

William Kentridge, More Sweetly Play the Dance — La marche du monde, Érika Nimis

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Portfolios
Auteurs : Erika Nimis | Artistes : William Kentridge

[Éte 2020] Par Érika Nimis Artiste interdisciplinaire, William Kentridge (né en 1955 à Johannesburg) est connu mondialement pour ses films d’animation composés de dessins au fusain et ses mises en scène de spectacles vivants. Issu d’une famille militante, au cœur des luttes anti-apartheid pendant les années 1980, l’artiste explore des domaines aussi variés que la […]

Benoit Aquin, La dimension éthérique du réseau par Anton Bequii – Alexis Desgagnés, Anton Bequii : une insurrection spirituelle

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Portfolios
Auteurs : Alexis Desgagnés | Artistes : Benoit Aquin

Œuvre d’auto-fiction, d’abord conçue sous forme de livre, pour témoigner d’une inquiétude sur l’omniprésence de la technologie dans nos sociétés et de ses impacts sur nos vies. Aquin traque les manifestations du réseau numérique jusque dans les sociétés les plus inégalitaires. Il illustre la déréalisation du monde engendrée par l’abstraction numérique avec des images manipulées, cite des études et médite sur la difficulté de trouver du sens dans ce monde.

La Marche du Monde

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Portfolios
Artistes : Benoit Aquin, Mary Kavanagh, William Kentridge

[Summer 2020] Les œuvres de ce dossier abordent des dimensions de l’activité humaine qui ont une portée significative dans notre société mondialisée, eu égard au rôle de la technologie, de l’usage des ressources énergétiques et du respect des droits de la personne. Œuvres complexes qui conjuguent de multiples voix pour refléter les enjeux éthiques et […]

Vertige pandémique — Jacques Doyon

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Éditoriaux
Auteurs : Jacques Doyon

[Été 2020] Par Jacques Doyon J’écris ce papier au moment où, à la grande surprise de tous, une lente paralysie d’une partie significative des activités humaines s’étend progressivement à l’échelle du globe (avec quelque deux milliards et demi d’humains tenus au confinement en ce moment). Soudainement, l’impensable s’est produit. Le ronron immuable d’une activité économique […]

Traces of Virgil as a Chalk Giant — James D. Campbell

Ciel variable 114 - MASSES | MONUMENTS | Recensions de publications
Auteurs : James D. Campbell | Artistes : Cy Twombly, Ewa Monika Zebrowski

[Hiver 2020] Ewa Monika Zebrowski’s Meditations on Cy Twombly Par James D. Campbell (Anglais seulement) Acheter ce numéro

The Walther Collection: The Way She Looks — Jill Glessing

Ciel variable 114 - MASSES | MONUMENTS | Critiques d'expositions
Auteurs : Jill Glessing | Artistes : Alfred Martin Duggan-Cronin, David Goldblatt, Guy Tillim, Jodi Bieber

[Hiver 2020] Cet article a été à l’origine uniquement publié en anglais. Vous pouvez le lire en consultant la version anglaise de cette page. Ryerson Image Centre, Guest curator: Sandrine Colard September 11–December 8, 2019 Par Jill Glessing (Anglais seulement) Acheter ce numéro

Le projet Polaroid – Art et technologie — Sophie Bertrand

Ciel variable 114 - MASSES | MONUMENTS | Critiques d'expositions
Auteurs : Sophie Bertrand | Artistes : André Kertész, Bruce Charlesworth, Ellen Carey, Kunihiro Shinohara, Paolo Gioli, Toshio Shibata

[Hiver 2020] Musée McCord, Montréal Du 13 juin au 15 septembre 2019 Par Sophie Bertrand En 2017, la compagnie Polaroid a fêté ses quatre-vingts ans. Fondée à Boston sous le nom de Land-Wheelwright Laboratorie par le jeune étudiant Edwin Land et son professeur de physique George Wheelwright III, elle a permis au duo de scientifiques […]

Territoires II — Christian Roy

Ciel variable 114 - MASSES | MONUMENTS | Critiques d'expositions
Auteurs : Christian Roy | Artistes : Andreas Rutkauskas, Gagnon-Forest, Hua Jin

[Hiver 2020] Galerie La Castiglione, Montréal Du 28 août au 28 septembre 2019 Par Christian Roy En septembre 2018, Marie-Josée Rousseau organisait à sa galerie La Castiglione de l’édifice Belgo l’exposition Territoires I, qui se voulait la première d’une série annuelle vouée à l’exploration photographique et topographique du territoire canadien dans la ligne de l’altered […]

Michel Depatie, Ashu-Takusseu : la traversée photographique — Alexia Pinto Ferretti

Ciel variable 114 - MASSES | MONUMENTS | Critiques d'expositions
Auteurs : Alexia Pinto Ferretti | Artistes : Michel Depatie

[Hiver 2020] Centre d’exposition de Val-David Du 22 juin au 8 septembre 2019 Par Alexia Pinto Ferretti L’imaginaire collectif entourant les Autochtones a longtemps été influencé par la subjectivité des artistes nord-américains, peu familiers avec la réalité plurielle de ces communautés qu’ils estimaient destinées à disparaître devant la modernité. Le photographe Michel Depatie remet en […]

Biennale de Venise 2019. May You Live in Interesting Times — Daniel Fiset

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Auteurs : Daniel Fiset | Artistes : Isuma, Mari Katayama, Tamás Waliczky, Voluspa Jarpa, Zanele Muholi

[Hiver 2020] Du 11 mai au 24 novembre 2019 Par Daniel Fiset Isuma et la Biennale de Venise 2019 : d’autres modes de visibilité. Après l’intrigante déconstruction architecturale proposée par Geoffrey Farmer il y a deux ans, le pavillon canadien, fraîchement restauré, reprend une allure plus contenue pour l’édition 2019 de la Biennale de Venise. […]

Janick Burn, Aubes — Marie-Ève Leclerc-Parker

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Auteurs : Marie-Ève Leclerc-Parker | Artistes : Janick Burn

[Hiver 2020] Plein sud, Longueuil Du 18 mai au 22 juin 2019 Par Marie-Ève Leclerc-Parker L’aube annonce la fin de la nuit. Elle correspond aussi à la première lueur du jour, à cette apparition à la fois soudaine et progressive qui la rend presque insaisissable. Dans la salle tamisée du centre de diffusion en art […]

Rebecca Belmore, Braver le monumental — Sophie Guignard

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Auteurs : Sophie Guignard | Artistes : Rebecca Belmore

[Winter 2020] Musée d’art contemporain de Montréal Commissaire : Wanda Nanibush Du 20 juin au 6 octobre 2019 Par Sophie Guignard Le report des travaux du Musée d’art contemporain aura permis au public montréalais de découvrir, de juin à octobre 2019, l’exposition Rebecca Belmore. Braver le monumental. Initiée au Musée des beaux-arts de l’Ontario par […]

Dakar. Du studio aux trottoirs — Érika Nimis

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Auteurs : Erika Nimis | Artistes : Babacar Traoré (Doli), Boubacar Touré Mandémory, Bouna Médoune Sèye, Élise Fitte-Duval, Fatou Kandé Senghor, Ibrahima Thiam, KhéraBaba, Mabeye Deme, Malick Welli

[Hiver 2020] Par Érika Nimis Dakar, capitale cosmopolite, carrefour atlantique ouvert à tous les vents de la création, a grandi sous le regard de ses photographes. À partir des années 1990 qui voient l’essor d’une photographie professionnelle indépendante, la mise sur pied d’un Mois de la Photo contribue à légitimer une scène de plus en […]

Stephen Gill, Gill et les oiseaux : une déontologie photographique — Alexis Desgagnés

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Auteurs : Alexis Desgagnés | Artistes : Stephen Gill

[Hiver 2020] Par Alexis Desgagnés Au seuil de mon adolescence, ma première passion a été d’observer les oiseaux. Combien d’heures ai-je passé, jumelles au cou, à marcher lentement, silencieusement, dans les bois et les friches, à l’affût du moindre merle ! Lorsque j’avais treize ans, un appareil photo offert par ma belle-mère est venu remplacer […]

Mélissa Pilon, Foules — Claudia Polledri, Qu’est-ce qu’une foule ? Une nouvelle approche de l’image photojournalistique

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Auteurs : Claudia Polledri | Artistes : Mélissa Pilon

[Hiver 2020] Par Claudia Polledri Qu’est-ce qu’une foule et qu’est-ce qu’une photographie peut nous apprendre de ce protagoniste de l’histoire du XXe siècle ? Foules, le livre photographique de Mélissa Pilon, a le mérite de souligner la complexité visuelle de cet organisme vivant que sont les foules et d’en proposer une lecture originale. Inscrite dans […]

Gisele Amantea, Aleppo, Syria December 17, 2016 — Entrevue avec Jacques Doyon

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Auteurs : Gisele Amantea, Jacques Doyon | Artistes : Gisele Amantea

[Hiver 2020] Jacques Doyon : Quelle est l’origine de l’œuvre Aleppo, Syria December 17, 2016 ? Comment en est venue l’idée ? Pourquoi la Syrie ? Et qu’est-ce qui vous a poussée à travailler à partir d’une image déjà existante d’un désastre ? Gisele Amantea : J’ai été invitée par la commissaire Emily Falvey à […]

Alain Paiement, Masses / Particules — Alain Paiement, Foules

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Auteurs : Alain Paiement | Artistes : Alain Paiement

[Hiver 2020] Par Alain Paiement Manifestations. Depuis Occupy Wall Street jusqu’aux actions d’Extinction Rebellion, les manifestations de résistance populaire ont imprégné la couverture de l’actualité internationale au cours de la dernière décennie. On s’est presque habitué à la récurrence des images spectaculaires de soulèvements contre des dictatures, aux face-à-face entre citoyens, aux confrontations identitaires, aux […]

Dominique Blain, Déplacements — Louise Déry, Une douloureuse beauté

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Auteurs : Louise Déry | Artistes : Dominique Blain

[Hiver 2020] Par Louise Déry Au moment où l’exposition Déplacements de Dominique Blain est présentée à Paris1, Venise est l’objet d’une acqua alta d’une telle ampleur que nous éprouvons une fois de plus l’angoisse de voir disparaître cet incomparable trésor du patrimoine mondial. Il n’y a pas si longtemps, c’était Notre-Dame de Paris qui était […]

Masses | Monuments

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[Hiver 2020] Le dossier de ce numéro propose un regard sur l’action collective dans nos sociétés. Sur fond de conflits sociaux et de guerres, les œuvres évoquent l’impact de nos agissements collectifs sur le bien commun en réexaminant et recontextualisant certaines images extraites de la masse d’images médiatiques qui tissent notre rapport au monde. DOMINIQUE […]

Esthétiques du politique

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Auteurs : Jacques Doyon

[Hiver 2020] Par Jacques Doyon Le dossier de ce numéro propose un regard sur l’action collective dans nos sociétés. Sur fond de conflits sociaux et de guerres, les œuvres évoquent l’impact de nos agissements collectifs sur le bien commun en auscultant la masse d’images médiatiques qui tissent notre rapport au monde. Le réexamen et la […]

Intimate Portraits — James D. Campbell

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Auteurs : James D. Campbell | Artistes : Andrea Szilasi

23 avril 2024 [originellement publié dans CV113 à l’automne 2019] — Cet article a été à l’origine uniquement publié en anglais. Vous pouvez le lire en consultant la version anglaise de cette page.

Denis Rioux, D’abord, ne pas photographier — Fanny Bieth et Clément Willer

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Auteurs : Clément Willer, Fanny Bieth | Artistes : Denis Rioux

16 avril 2024 [originellement publié dans CV113 à l’automne 2019] — Par Fanny Bieth et Clément Willer. Durant le mois de mars 2019 était présentée à la galerie La Castiglione une sélection de travaux récents du photographe montréalais Denis Rioux. Derrière ce titre évocateur, D’abord, ne pas photographier, se trouvent à la fois une exposition regroupant une quinzaine d’œuvres et un livre photo duquel les images elles-mêmes sont paradoxalement absentes…

Guy Tillim — Érika Nimis

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Auteurs : Erika Nimis | Artistes : Guy Tillim

4 avril 2024 [originellement publié dans CV113 à l’automne 2019] — Guy Tillim (né en 1962) a commencé sa carrière en 1986, en tant que membre du collectif sud-africain Afrapix qui dénonçait l’apartheid. Photographe indépendant, il a travaillé pour la presse sud-africaine et étrangère en collaborant un temps avec Reuters et l’Agence France-Presse. À partir des années 1990, il délaisse cependant le photo-reportage pour se consacrer à un travail plus personnel…

Myriam Jacob-Allard, T’envoler — Charles Guilbert

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Auteurs : Charles Guilbert | Artistes : Myriam Jacob-Allard

28 mars 2024 [originellement publié dans CV113 à l’automne 2019] — Par Charles Guilbert. L’exposition T’envoler peut être vue comme une installation à grande échelle1, tant les liens entre les nombreuses œuvres – plus d’une quinzaine – sont solides, et tant l’effet immersif de l’ensemble est fort. Elle est d’une ampleur et d’une complexité qui rendent impossible, ici, un compte rendu exhaustif…

Ansley West Rivers, Source to Sea — Ariane Noël de Tilly

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Auteurs : Ariane Noël de Tilly | Artistes : Ansley West Rivers

22 mars 2024 [originellement publié dans CV113 à l’automne 2019] — Par Ariane Noël de Tilly. En 2011, la photographe américaine Ansley West Rivers a entrepris une descente en canot de vingt-cinq jours sur le fleuve Colorado, le long du Grand Canyon. Au fil de ce périple, elle lisait le récit de voyage de l’explorateur John Wesley Powell de 1869, Down the Colorado: Diary of the First Trip Through the Grand Canyon…

Martin Bureau. Des frontières et des murs — Sophie Bertrand

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Auteurs : Sophie Bertrand | Artistes : Martin Bureau

7 mars 2023 [originellement publié dans CV113 à l’automne 2019] — Par Sophie Bertrand. « Le nombre de murs a triplé depuis la guerre froide et il ne cesse de croître depuis 2001, pour représenter désormais près de 30 000 km de frontières blindées1. » Ce constat, énoncé en 2013 par des chercheurs de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l’Université du Québec à Montréal lors d’un colloque sur les problématiques autour des murs-frontières, traduit bien plus qu’un malaise hérité de l’Histoire…

CONTACT 2019. Violence — Jill Glessing

Ciel variable 113 - TRANS-IDENTITÉS | Essais
Auteurs : Jill Glessing | Artistes : Carrie Mae Weems

28 février 2023 [originellement publié dans CV113 à l’automne 2019] — Par Jill Glessing. La violence traverse nos existences, qu’on la vive directement ou par la représentation qu’en font les médias. Nous subissons son emprise à des degrés divers, en fonction du lieu géographique où l’on se trouve, de la race, de la classe sociale, du genre et de l’accès à Internet haut débit. Nous sommes bien au fait des multiples façons dont les humains s’infligent des blessures, qu’elles soient physiques, sociales ou psychologiques…

Autour du visage : les photographies de Dave Heath — Pierre Dessureault

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Auteurs : Pierre Dessureault | Artistes : Dave Heath

13 février 2023 [originellement publié dans CV113 à l’automne 2019] — Par Pierre Dessureault. Dans une œuvre qui se déploie sur plus de soixante ans et qui embrasse une mise à l’épreuve des qualités du médium et des techniques photographiques, le photographe canadien d’origine américaine Dave Heath (1931–2016) n’a eu de cesse de sonder par l’image la pensée de Montaigne selon laquelle « chaque homme porte la forme entière de l’humaine condition1. »…

Luigi Ghirri. La planéité et son cadre — Stephen Horne

Ciel variable 113 - TRANS-IDENTITÉS | Essais
Auteurs : Stephen Horne | Artistes : Luigi Ghirri

6 février 2024 [originellement publié dans CV113 à l’automne 2019] — Par Stephen Horne. Cartes et territoires est une vaste exposition de photographies couleur de l’artiste italien décédé Luigi Ghirri présentée au Jeu de Paume à Paris1. Nul doute que le commissaire britannique James Lingwood a adopté ce titre en raison d’une note de 1970 de feu Luigi Ghirri dans laquelle celui-ci expliquait : son « objectif n’était pas de faire des photographies, mais plutôt des diagrammes et des cartes2 »…

Erasmus Schröter, Contest — Andreas Höll, Une crise de la masculinité ? La liquéfaction graduelle des identités

Ciel variable 113 - TRANS-IDENTITÉS | Portfolios
Auteurs : Andreas Höll | Artistes : Erasmus Schröter

15 novembre 2023 [originellement publié dans CV113 à l’automne 2019] Par Andreas Höll — Notre image du monde a toujours été fragile et a gravement été secouée à plusieurs occasions. Sigmund Freud, par exemple, a cité les trois affronts suivants envers l’humanité qui ont bousculé notre vision du monde : Copernic nous a amenés à croire que nous n’étions pas au centre de l’univers, Darwin a prouvé que nous descendons des primates et nous a avertis de ne pas présumer que nous étions au sommet de la création, alors que Freud lui-même a révélé, à la suite de la découverte de l’inconscient, que nous n’étions plus maîtres de nous-mêmes…

JJ Levine, Family — Charles Guilbert, Au-delà des frontières

Ciel variable 113 - TRANS-IDENTITÉS | Portfolios
Auteurs : Charles Guilbert | Artistes : JJ Levine

8 novembre 2023 [originellement publié dans CV113 à l’automne 2019] — Par Charles Guilbert. Ce qui saute aux yeux, dans l’œuvre de JJ Levine, c’est une façon unique de remettre en question les normes liées aux genres. Mais à y regarder de plus près, on découvre que c’est un ensemble de frontières que l’artiste cherche à abolir, tant dans sa façon de pratiquer la photo que dans sa manière d’aborder des sujets comme la famille, le temps et l’espace…

Kent Monkman, Miss Chief Eagle Testickle – Dayna McLeod, Déranger les conforts coloniaux et titiller les susceptibilités des colonisateurs

Ciel variable 113 - TRANS-IDENTITÉS | Portfolios
Auteurs : Dayna McLeod | Artistes : Kent Monkman

25 octobre 2023 [originellement publié dans CV113 à l’automne 2019] — Par Dayna McLeod. Miss Chief Eagle Testickle est la muse et l’alter ego de Kent Monkman, un artiste cri qui traite des conséquences violentes et systémiques du colonialisme sur les peuples autochtones en Amérique du Nord, en particulier au Canada et au Québec…

Trans-identités

Ciel variable 113 - TRANS-IDENTITÉS | Portfolios
Artistes : Erasmus Schröter, JJ Levine, Kent Monkman

[Automne 2019] Les œuvres rassemblées dans ce dossier explorent différents enjeux liés aux frontières de l’identité sexuelle et à leur transgression. Personae, travestissements ou simple mutation de rôles sont au cœur de ces démarches qui abordent une série de questions fondamentales pour l’établissement d’une société fondée sur l’inclusion plutôt que sur des définitions étroites des […]

Ouvrages à souligner

Ciel variable 112 - LA COLLECTION REVISITÉE | Recensions de publications

17 octobre 2023 [originellement publié dans CV112 à l’été 2019] — Le présent ouvrage est le catalogue accompagnant l’exposition organisée conjointement par le Musée des beaux-arts de l’Ontario et l’Institut canadien de la photographie du Musée des beaux-arts du Canada à l’automne 2018. Vaste projet, Anthropocène articule la photographie, le cinéma et le virtuel à la recherche environnementale…

Martha Rosler, Irrespective — Ariane Noël de Tilly

Ciel variable 112 - LA COLLECTION REVISITÉE | Critiques d'expositions
Auteurs : Ariane Noël de Tilly | Artistes : Martha Rosler

6 septembre 2023 [originellement publié dans CV112 à l’été 2019] — Par Ariane Noël de Tilly. Regroupant des œuvres créées au cours des cinq dernières décennies, l’exposition Martha Rosler: Irrespective présentée au Jewish Museum à New York mettait en lumière l’engagement politique et social, moteur de l’œuvre de l’artiste américaine Martha Rosler, suivant son abandon de la peinture abstraite dans les années 1960…

Basma Alsharif — Jill Glessing

Ciel variable 112 - LA COLLECTION REVISITÉE | Critiques d'expositions
Auteurs : Jill Glessing | Artistes : Basma Alsharif

16 août 2023 [originellement publié dans CV112 à l’été 2019] — Cet article a été à l’origine uniquement publié en anglais. Vous pouvez le lire en consultant la version anglaise de cette page.

Valérian Mazataud, Grand Nord — Sophie Bertrand

Ciel variable 112 - LA COLLECTION REVISITÉE | Critiques d'expositions
Auteurs : Sophie Bertrand | Artistes : Valérian Mazataud

2 août 2023 [originellement publié dans CV112 à l’été 2019] — Par Sophie Bertrand. Grand Nord est un projet photographique de Valérian Mazataud présenté dans le cadre du festival Art Souterrain et de sa thématique annuelle Le Vrai du Faux.

Velibor Božović, In seeing, there is no right no wrong — Sylvain Campeau

Ciel variable 112 - LA COLLECTION REVISITÉE | Critiques d'expositions
Auteurs : Sylvain Campeau | Artistes : Velibor Božović

28 juin 2023 [originellement publié dans CV112 à l’été 2019] — Par Sylvain Campeau. Velibor Božović nous livre ici une exposition dont la moitié des images sont de grandes plages sombres, noyées de sels d’argent noircis. Elles forment ainsi comme un fond sur lequel les autres images, plus petites, viennent se détacher…

Thomas Kneubühler, Absence. Landing Sites — Patrick Brian Smith

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Auteurs : Patrick Brian Smith | Artistes : Thomas Kneubühler

21 juin 2023 [originellement publié dans CV112 à l’été 2019] — Cet article a été à l’origine uniquement publié en anglais. Vous pouvez le lire en consultant la version anglaise de cette page.

Denis Farley, Aux confins du visible — Fanny Bieth

Ciel variable 112 - LA COLLECTION REVISITÉE | Critiques d'expositions
Auteurs : Fanny Bieth | Artistes : Denis Farley

14 juin 2023 [originellement publié dans CV112 à l’été 2019] — Par Fanny Bieth. Issus des séries Networks (2013–2018) et Parallel Networks (2016–2018), ces clichés s’inscrivent dans la continuité d’une réflexion menée par l’artiste depuis plus de trente ans sur la présence croissante des technologies de l’information et de la communication au sein de notre environnement…

Vincent Meessen, Blues Klair — Érika Nimis

Ciel variable 112 - LA COLLECTION REVISITÉE | Critiques d'expositions
Auteurs : Erika Nimis | Artistes : Vincent Meessen

7 juin 2023 [originellement publié dans CV112 à l’été 2019] — Par Érika Nimis. Qu’ont en commun le poète performeur Kain, l’auteur Patrick Straram, le Computer Riot à l’Université Sir George Williams en 1969, les Black Panthers, le FLQ et l’Internationale situationniste ? Réponse : Blues Klair, la première exposition individuelle au Canada de l’artiste belge Vincent Meessen, présentée à la galerie Leonard & Bina Ellen du 17 novembre 2018 au 23 février 2019…

Elena Perlino, Indian Time — Claudia Polledri

Ciel variable 112 - LA COLLECTION REVISITÉE | Critiques d'expositions
Auteurs : Claudia Polledri | Artistes : Elena Perlino

26 avril 2023 [originellement publié dans CV112 à l’été 2019] — Par Claudia Polledri. Indian Time, c’est le temps d’une rencontre. Celle d’Elena Perlino, photographe italienne basée en France, avec les communautés innues et naskapies situées entre Natashquan, Mani-Utenam, Matimékush-Lac-John, Kawawachikamach et Sheshatshiu…

Julian Rosefeldt, Manifesto — James Campbell

Ciel variable 112 - LA COLLECTION REVISITÉE | Critiques d'expositions
Auteurs : James D. Campbell | Artistes : Julian Rosefeldt

19 avril 2023 [originellement publié dans CV112 à l’été 2019] — Cet article a été à l’origine uniquement publié en anglais. Vous pouvez le lire en consultant la version anglaise de cette page.

Nathan Lyons, Une exploration de la photographie comme langage visuel — Bruno Chalifour

Ciel variable 112 - LA COLLECTION REVISITÉE | Essais
Auteurs : Bruno Chalifour | Artistes : Nathan Lyons

12 avril 2023 [originellement publié dans CV112 à l’été 2019] — Par Bruno Chalifour. Plus de deux ans après le décès de Nathan Lyons, survenu le 30 août 2016, In Pursuit of Magic au George Eastman Museum (GEM) propose un aperçu de l’œuvre photographique d’une des figures les plus marquantes de la photographie américaine du XXe siècle1…

Anthropocene fatigue : la stratégie de l’effondrement d’Edward Burtynsky — Bénédicte Ramade

Ciel variable 112 - LA COLLECTION REVISITÉE | Essais
Auteurs : Bénédicte Ramade | Artistes : Edward Burtynsky

5 avril 2023 [originellement publié dans CV112 à l’été 2019] — Par Bénédicte Ramade. D’entrée de jeu, l’affaire semble entendue : l’Anthropocène qu’Edward Burtynsky présente au Musée des beaux-arts du Canada sera technophile1. Jusqu’à l’envi…

Paris Photo, Un jeu de mémoire — Claudia Polledri

Ciel variable 112 - LA COLLECTION REVISITÉE | Essais
Auteurs : Claudia Polledri | Artistes : Daido Moriyama

28 mars 2023 [originellement publié dans CV112 à l’été 2019] — Par Claudia Polledri. Cadre. Du 8 au 11 novembre 2018 a eu lieu à Paris la 22e édition de la foire internationale de la photographie d’art Paris Photo. Pendant ces quatre jours, un tourbillon d’artistes, galeristes, collectionneurs, éditeurs, conservateurs, mais aussi journalistes et passionnés de photographie a arpenté ce labyrinthe d’images que devient le Grand Palais sous la régie de la directrice de Paris Photo Florence Bourgeois et la direction artistique de Christoph Wiesner…

Milo Rau, Vérité et Justice : Le tribunal sur le Congo — Pierre Dessureault

Ciel variable 112 - LA COLLECTION REVISITÉE | Essais
Auteurs : Pierre Dessureault | Artistes : Milo Rau

22 mars 2023 [originellement publié dans CV112 à l’été 2019] — Par Pierre Dessureault. L’International Institute of Political Murder a été créé en 2007 par le metteur en scène, artiste et cinéaste suisse Milo Rau. Depuis, il a produit plus de cinquante pièces de théâtre, films, performances et installations vidéo prenant pour sujets des réalités sociales et politiques le plus souvent complexes et controversées…

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