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Magazine Ciel variable

Un magazine qui se consacre à la présentation et à l’analyse des pratiques de la photographie en lien à l’art contemporain, aux nouvelles technologies de l’image et aux enjeux actuels de la culture.

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Myriam Yates, Parcs. Playgrounds — Josianne Poirier

Ciel variable 120 - FIGURES D’AFFIRMATION | Critiques d'expositions
Auteurs : Josianne Poirier | Artistes : Myriam Yates

[Été 2022] Par Josianne Poirier Optica, Montréal 6.11.2021 — 18.12.2021 [Extrait] Dans la série de photographies et de vidéos qui composent l’exposition Parcs. Playgrounds, Myriam Yates pose sa caméra sur des aires de jeux désertées. Situées dans différents quartiers de New York, les installations qu’elle a documentées en 2018 portent néanmoins la trace d’usages passés […]

Sorel Cohen, Métaphores conceptuelles — Johanne Sloan

Ciel variable 120 - FIGURES D’AFFIRMATION | Critiques d'expositions
Auteurs : Johanne Sloan | Artistes : Sorel Cohen

[Été 2022] Par Johanne Sloan VOX – Centre de l’image contemporaine, Montréal 18.11.2021 — 19.02.2022 [Extrait] L’esprit, l’énergie et l’approche expérimentale du travail de Sorel Cohen inspirent plus que jamais dans une exposition organisée au centre VOX, qui réunit des œuvres choisies des années 1970 aux années 2000. La pratique de Cohen s’est épanouie sur […]

Emmanuel Galland, « Mes Dates / Close Friends » — Sophie Bertrand

Ciel variable 120 - FIGURES D’AFFIRMATION | Critiques d'expositions
Auteurs : Sophie Bertrand | Artistes : Emmanuel Galland

[Été 2022] Par Sophie Bertrand HANGAR 7826, Montréal 6.11.2021 — 28.11.2021 [Extrait] Max, Brad, Tyler, John, Diego, Erik… Ces prénoms sans visage, amassés sur les murs de la petite galerie HANGAR 7826, nous accueillent sans dire mot dans la plus récente exposition d’Emmanuel Galland intitulée « Mes Dates / Close Friends ». De prime abord, […]

Taysir Batniji, Quelques bribes arrachées au vide qui se creuse — Érika Nimis

Ciel variable 120 - FIGURES D’AFFIRMATION | Critiques d'expositions
Auteurs : Erika Nimis | Artistes : Taysir Batniji

[Été 2022] Par Érika Nimis MAC VAL Musée d’art contemporain du Val-de-Marne, Vitry-sur-Seine 6.06.2021 — 9.01.2022 [Extrait] Le Musée d’art contemporain du Val-de-Marne (MAC VAL) consacrait une exposition monographique à Taysir Batniji, retraçant avec une rare cohérence plus de 25 ans de carrière artistique en une cinquantaine d’œuvres : peintures, dessins, photographies, vidéos, installations, performances. […]

Sanaz Sohrabi, Hiding in Plain Sight: Archives of Oil — Emmanuelle Choquette

Ciel variable 120 - FIGURES D’AFFIRMATION | Critiques d'expositions
Auteurs : Emmanuelle Choquette | Artistes : Sanaz Sohrabi

[Été 2022] Par Emmanuelle Choquette Centre d’art et de diffusion Clark, Montréal 28.10.2021 — 27.11.2021 [Extrait] Dans sa pratique, Sanaz Sohrabi s’intéresse à la structure politique de l’image ainsi qu’à sa trajectoire et à sa circulation. Elle aborde ces questions à travers le prisme de l’archive comme site de représentation, mais aussi comme outil de […]

Michel Boulanger, Dans ces rangs de lignes pressées — Daniel Roy

Ciel variable 120 - FIGURES D’AFFIRMATION | Critiques d'expositions
Auteurs : Daniel Roy | Artistes : Michel Boulanger

[Été 2022] Par Daniel Roy Occurrence, espace d’art et d’essai contemporains, Montréal 14.01.2022 — 19.02.2022 [Extrait] À travers sa pratique artistique, Michel Boulanger a développé un intérêt particulier pour les technologies industrielles et la façon dont celles-ci transforment le paysage agraire. Sa plus récente vidéo d’animation, Dans ces rangs de lignes pressées, présentée à la […]

Luther Konadu, Portraiture en gestuelles — Nicolas Mavrikakis

Ciel variable 120 - FIGURES D’AFFIRMATION | Critiques d'expositions
Auteurs : Nicolas Mavrikakis | Artistes : Luther Konadu

[Été 2022] Par Nicolas Mavrikakis SBC galerie d’art contemporain, Montréal 4.11.2021 — 18.12.2021 [Extrait] Quoi qu’on fasse, quoi qu’on dise, la photographie continue d’avoir auprès d’un large public une aura de vérité. Ce statut d’autorité de la photo, quant à sa possibilité à capturer la réalité, construction historique héritée du 19e siècle, est un cliché […]

Michel Saint-Jean. Quand le documentaire se fait revendication — Pierre Dessureault

Ciel variable 120 - FIGURES D’AFFIRMATION | Essais
Auteurs : Pierre Dessureault

[Été 2022] Par Pierre Dessureault [Extrait] Les années 1960 et 1970 au Québec correspondent à une révision radicale, dans tous les domaines, des modèles donnés jusque-là comme immuables. Ce grand mouvement de renouveau fait table rase des institutions désuètes et des mentalités sclérosées héritées de la Grande Noirceur duplessiste, et revendique une identité nationale et […]

Contagion de la terreur. Surveiller la surveillance — Edward Pérez-González

Ciel variable 120 - FIGURES D’AFFIRMATION | Essais
Auteurs : Edward Pérez-González

[Été 2022] Par Edward Pérez-González [Extrait] C’est la tête pleine des éloges lus dans la presse locale – « une expo qui donne froid dans le dos… », « une exposition à glacer le sang… » – que je me suis rendu à l’emplacement temporaire du Musée d’art contemporain de Montréal (MAC), Place Ville Marie, […]

Prospectus pour une histoire à venir de la photographie québécoise — Michel Hardy-Vallée

Ciel variable 120 - FIGURES D’AFFIRMATION | Essais
Auteurs : Michel Hardy-Vallée

[Été 2022] Par Michel Hardy-Vallée [Extrait] Lorsqu’on cherche à mieux comprendre l’histoire de la photographie au Québec, on bute inévitablement sur trois lieux communs. Le premier est l’absence : mais où est-il donc ce livre de référence que tout le monde attend et que personne n’a encore écrit ? Il y a pourtant des ouvrages […]

Meryl Mcmaster, As Immense as the Sky — Lori Beavis, Le début de quelque chose de nouveau

Ciel variable 120 - FIGURES D’AFFIRMATION | Portfolios
Auteurs : Lori Beavis | Artistes : Meryl McMaster

[Été 2022] Par Lori Beavis [Extrait] J’aimerais plonger dans l’espace d’entreposage où Meryl McMaster range les vêtements qu’elle a créés dans le cadre de sa pratique photographique et performative. Une fois-là, je pourrais étudier de près les manteaux, tuniques à motifs, bandages à main, couvre-chefs ornés d’oiseaux, et brassards et matériaux végétaux à plumes. Au […]

Jeff Thomas, Indians on Tour — Carolyn Hickey, La salle du cartographe autochtone

Ciel variable 120 - FIGURES D’AFFIRMATION | Portfolios
Auteurs : Carolyn Hickey | Artistes : Jeff Thomas

[Été 2022] Entrevue réalisée par Carolyn Hickey [Extrait] L’exposition The Indigenous Map Maker’s Room, tenue au Latcham Art Centre1, a remis au-devant de la scène la série Indians on Tour, entreprise par Jeff Thomas il y a quelque vingt ans, qui a continué à évoluer et a généré d’autres séries en parallèle. Nous reproduisons ici […]

Dana Claxton, Portraits & Regalia — Skeena Reece, C’est de l’amour ou une photographie

Ciel variable 120 - FIGURES D’AFFIRMATION | Portfolios
Auteurs : Skeena Reece | Artistes : Dana Claxton

[Été 2022] C’est de l’amour ou une photographie – tout dépend du point de vue Par Skeena Reece [Extrait] The Mustang Suite est une série qui dépasse la seule question de la mobilité, bien qu’il s’agisse d’un excellent point de départ pour vous présenter ces œuvres de Dana Claxton : des images où se trouvent […]

Figures d’affirmation

Ciel variable 120 - FIGURES D’AFFIRMATION | Portfolios
Artistes : Dana Claxton, Jeff Thomas, Meryl McMaster

[Été 2022] La culture autochtone a longtemps été opprimée dans ce pays, mais des voix fortes et fières se sont progressivement affirmées sur la scène publique et elles sont de plus en plus reconnues. Nous en présentons ici trois qui se sont distinguées en faisant de la photographie le véhicule central de leur démarche. Ensemble, […]

Partout visibles

Ciel variable 120 - FIGURES D’AFFIRMATION | Éditoriaux
Auteurs : Jacques Doyon | Artistes : Dana Claxton, Jeff Thomas, Meryl McMaster

[Été 2022] Par Jacques Doyon Les peuples autochtones ont été parqués dans des réserves, coupés de leurs territoires ancestraux, soumis à l’assimilation forcée dans les écoles et ils ont vu leur statut nié en tant que Métis ou résident urbain. On leur a interdit d’afficher les signes de leurs cultures, ils ont été longtemps condamnés […]

Ciel variable 120 – Figures d’affirmation

Ciel variable 120 - FIGURES D’AFFIRMATION

[Été 2022]

La culture autochtone a longtemps été opprimée dans ce pays, mais des voix fortes et fières se sont progressivement affirmées sur la scène publique et elles sont de plus en plus reconnues. Nous en présentons ici trois qui se sont distinguées en faisant de la photographie le véhicule central de leur démarche. Ensemble, elles proposent une vision renouvelée de l’identité des Premiers Peuples, qui puise dans la tradition tout en étant pleinement en phase avec la réalité contemporaine et en affirmant une présence sur tout le territoire.

Gregory Halpern, ZZYZX – Louis Perreault

Ciel variable 105 – MONTRÉALITÉS | Recensions de publications
Auteurs : Louis Perreault | Artistes : Gregory Halpern

18 mai 2022 [originellement publié dans CV105 à l’hiver 2017] — Dans l’univers de la photographie, le livre continue de jouer un rôle essentiel de diffusion. Or, au-delà du simple outil de promotion du travail d’un photographe, le livre est abordé par plusieurs comme un espace de création à part entière…

William A. Ewing, Les photographies sont les yeux de notre civilisation — Jacques Doyon

Ciel variable 119 - CONTRE-NATURE | Entrevues
Auteurs : Jacques Doyon, William E. Ewing | Artistes : Alejandro Cartagena, Francesco Zizola, Olivier Christinat

[Hiver 2022] Un entretien de Jacques Doyon [Extrait] Auteur, commissaire d’exposition, professeur et longtemps directeur du Musée de l’Élysée (1996–2010), à Lausanne, William A. Ewing a commencé sa carrière à Montréal. Il est en effet le fondateur du centre Optica qu’il a dirigé de 1972 à 1977. Ewing explore le domaine de la photographie depuis […]

Valérian Mazataud, liwa mairin, la femme de l’eau — Serge Allaire

Ciel variable 119 - CONTRE-NATURE | Recensions de publications
Auteurs : Serge Allaire | Artistes : Valérian Mazataud, Valérian Mazataud

[Hiver 2022] Montréal, à compte d’auteur, 2021, non paginé Par Serge Allaire [Extrait] Le dernier ouvrage de Valérian Mazataud nous plonge dans une aventure chez les habitants de l’îlot Bobel, un gros rocher émergeant de la mer des Caraïbes à 50 kilomètres au large de la côte de La Mosquita, une des dernières régions sauvages […]

Anne-Marie Proulx, Le Jardin d’après — Élisabeth Recurt

Ciel variable 119 - CONTRE-NATURE | Recensions de publications
Auteurs : Élisabeth Recurt | Artistes : Anne-Marie Proulx

[Hiver 2022] Paris, Éditions Loco, 2021, 192 p. Par Élisabeth Recurt [Extrait] Librement inspiré d’un roman d’Anne Hébert1, le livre photographique d’Anne-Marie Proulx se compose de cent vingt-cinq photographies (appareil argentique 35 mm et téléphone) noir et blanc et couleurs, de répliques de pièces de théâtre (jouées par le personnage principal du roman, Flora Fontanges) […]

Martin Désilets, Les tableaux réunis — Yannick Marcoux

Ciel variable 119 - CONTRE-NATURE | Critiques d'expositions
Auteurs : Yannick Marcoux | Artistes : Martin Désilets

[Hiver 2022] Musée d’art de Joliette 19.06.2021— 6.09.2021 Par Yannick Marcoux [Extrait] Dans un vers de L’art poétique, Nicolas Boileau nous faisait une suggestion devenue célèbre : « Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ». Il semble que vingt fois, ce soit bien peu pour Martin Désilets qui, depuis 2017, a entrepris de […]

Carlos Ferrand Zavala, Resistencia. Perú, 1970–1975 — Alexis Desgagnés

Ciel variable 119 - CONTRE-NATURE | Critiques d'expositions
Auteurs : Alexis Desgagnés | Artistes : Carlos Ferrand Zavala

[Hiver 2022] SBC, galerie d’art contemporain, Montréal 4.09.2021 — 23.10.2021 Par Alexis Desgagnés [Extrait] Lauréat de la Bourse de carrière Michel-Brault du Conseil des arts et des lettres du Québec en 2015, Carlos Ferrand Zavala s’est principalement fait connaître en tant que réalisateur, scénariste et directeur photo. Parmi les derniers films qu’il a signés, mentionnons […]

Catherine Bodmer, Synonymes — Emmanuelle Choquette

Ciel variable 119 - CONTRE-NATURE | Critiques d'expositions
Auteurs : Emmanuelle Choquette | Artistes : Catherine Bodmer

[Hiver 2022] Galerie B-312, Montréal 7.05.2021 — 23.06.2021 Par Emmanuelle Choquette [Extrait] Ancrée dans un long processus de recherche, l’exposition Synonymes témoigne de plusieurs séjours de résidence effectués par Catherine Bodmer à Mexico, entre 2010 et 2018. Alliant photographie et texte, le corpus déployé dans les deux salles de la Galerie B-312 aborde la relation […]

Françoise Sullivan, The 1970s — Didier Morelli

Ciel variable 119 - CONTRE-NATURE | Critiques d'expositions
Auteurs : Didier Morelli | Artistes : Françoise Sullivan

[Hiver 2022] Galerie de l’UQAM, Montreal 14.05.2021 — 16.07.2021 Par Didier Morelli [Extrait] Françoise Sullivan, même nonagénaire, continue d’inspirer. Organisée par la Galerie de l’UQAM, Françoise Sullivan. Les années 1970 nous plonge dans les expérimentations pionnières menées par l’artiste québécoise interdisciplinaire dans les années 1970, avec une attention particulière sur ses séjours en Italie. Filmée […]

Lorenza Böttner, Requiem pour la norme — Fanny Bieth

Ciel variable 119 - CONTRE-NATURE | Critiques d'expositions
Auteurs : Fanny Bieth | Artistes : Lorenza Böttner

[Hiver 2022] Galerie Leonard & Bina Ellen, Montréal 29.04.2021 — 19.06.2021 Par Fanny Bieth [Extrait] Lorenza Böttner : requiem pour la norme est la première rétrospective internationale de l’artiste chilienne allemande Lorenza Böttner. Personne trans, ayant perdu ses bras enfant à la suite d’un accident, Lorenza Böttner est une artiste dont la pratique et la […]

Dawit L. Petros, Gaps, holes, fissures, and frictions — Claudia Polledri

Ciel variable 119 - CONTRE-NATURE | Critiques d'expositions
Auteurs : Claudia Polledri | Artistes : Dawit L. Petros

[Hiver 2022] Galerie Bradley Ertaskiran, Montréal 3.09.2021 — 30.10.2021 Par Claudia Polledri [Extrait] Lacunes, trous, fissures et frictions : voilà le périmètre de l’exposition de Dawit L. Petros présentée dans le cadre du programme satellite de Momenta 2021. Par ce parcours, composé de photographies et de sérigraphies sur papier et sur toile, l’artiste érythréen établi […]

Sylvie Readman, Denis Rioux, Porosités — Mona Hakim

Ciel variable 119 - CONTRE-NATURE | Critiques d'expositions
Auteurs : Mona Hakim | Artistes : Denis Rioux, Sylvie Readman

[Hiver 2022] Galerie Laroche/Joncas, Montréal 8.09.2021 — 9.10.2021 Par Mona Hakim [Extrait] Regroupées dans un même lieu d’ex-position et disposées en vis-à-vis, les photographies de Sylvie Readman et de Denis Rioux mettent à profit leurs préoccupations communes pour les enjeux et les propriétés du langage photographique au sein duquel opèrent les conditions premières de l’expérience […]

Dawoud Bey, An American Project — Ariane Noël de Tilly

Ciel variable 119 - CONTRE-NATURE | Critiques d'expositions
Auteurs : Ariane Noël de Tilly | Artistes : Dawoud Bey

[Hiver 2022] Whitney Museum of American Art, New York 17.04.2021 — 3.10.2021 Par Ariane Noël de Tilly [Extrait] Depuis le tout début de son parcours dans l’univers de la photographie, Dawoud Bey pointe l’objectif de son appareil photographique en direction des gens et, surtout, des communautés marginalisées. La rétrospective de son travail, présentée au Whitney […]

James Coleman, On récolte ce que l’on sème — Stephen Horne

Ciel variable 119 - CONTRE-NATURE | Essais
Auteurs : Stephen Horne | Artistes : James Coleman

[Hiver 2022] Par Stephen Horne « Un être courant vers l’avenir en croise un autre courant vers le passé, deux empreintes qui s’effacent mutuellement à l’infini, de la pointe au talon, du talon à la pointe. » – W. B. YEATS 1 [Extrait] Les installations cinématographiques complexes de James Coleman exposent la beauté et le […]

Errance Sans Retour, « Ils ont aussi tué mon père » — Pierre Dessureault

Ciel variable 119 - CONTRE-NATURE | Essais
Auteurs : Pierre Dessureault | Artistes : Renaud Philippe

[Hiver 2022] Par Pierre Dessureault [Extrait] « Nous ne sommes pas devant les images ; nous sommes au milieu d’elles. Comme elles sont au milieu de nous. La question est de savoir comment on circule parmi elles, comment on les fait circuler1.» Cette vie des images sans cesse relancées dans divers contextes de présentation est […]

Et fili ? De la transmission culturelle et du livre de photographie québécois — Michel Hardy-Vallée

Ciel variable 119 - CONTRE-NATURE | Essais
Auteurs : Michel Hardy-Vallée | Artistes : Anne-Marie Proulx, Bertrand Carrière, Charles-Frédérick Ouellet, Donigan Cumming, Florence Le Blanc, Guillaume Simoneau, John Max, Matthieu Brouillard, Michel Campeau, Sylvain Cousineau

[Hiver 2022] Par Michel Hardy-Vallée [Extrait] C’était une belle image : mon père, qui fait de la photo depuis les années 1960, m’avait donné son agrandisseur Beseler 23C II. Je suis allé le chercher pour étoffer ma chambre noire d’amateur, et je pensais à la transmission de la culture. La légende aurait pu reprendre les […]

Andreas Rutkauskas, Refuge: After the Fire — Franck Michel, La résilience des paysages

Ciel variable 119 - CONTRE-NATURE | Portfolios
Auteurs : Franck Michel | Artistes : Andreas Rutkauskas

[Hiver 2022] Par Franck Michel Le paysage enveloppe, pénètre, il n’est pas devant soi comme un objet. (…) il est une atmosphère, un halo sensoriel et non seulement une trame visuelle. — DAVID LE BRETON [Extrait] L’histoire de la photographie de paysage est une source d’informations sans égal sur l’évolution des territoires et l’emprise de […]

Thomas Kneubühler, Alpine Signals — Louis Perreault, Sans perte de signal

Ciel variable 119 - CONTRE-NATURE | Portfolios
Auteurs : Louis Perreault | Artistes : Thomas Kneubühler

[Hiver 2022] Par Louis Perreault [Extrait] Dans la première photographie d’Alpine Signals, le blanc immaculé de la crinière d’un cheval offre un rappel des nuages qui surplombent les montagnes lointaines. Le ciel bleu se déploie au-dessus des buissons positionnés au centre de la composition, qui prennent le relais de la nature verdoyante des vallées. Toutefois, […]

Geneviève Chevalier, Mirement/Towering : La Ménagerie et L’Herbier — Sylvain Campeau, Aménager le vivant

Ciel variable 119 - CONTRE-NATURE | Portfolios
Auteurs : Sylvain Campeau | Artistes : Geneviève Chevalier

[Hiver 2022] Par Sylvain Campeau [Extrait] Geneviève Chevalier s’intéresse depuis quelques années aux lieux et modes de classification que se donnaient les sciences naturelles pour répertorier et analyser la flore et la faune. Les ménageries seraient en quelque sorte les ancêtres des muséums. Elles regroupaient autant des collections que des animaux vivants, exotiques, mais dans […]

Contre-nature

Ciel variable 119 - CONTRE-NATURE | Portfolios
Artistes : Andreas Rutkauskas, Geneviève Chevalier, Thomas Kneubühler

[Hiver 2022] Ce titre peut sembler paradoxal puisque les artistes réunis dans ce dossier sont tous des défenseurs, des amoureux de la nature et qu’ils la fréquentent régulièrement. Mais ce dont leurs travaux rendent compte c’est d’une « naturalité » traversée de part en part par l’activité humaine, entièrement façonnée par elle, ce qui implique […]

Contre-nature ?

Ciel variable 119 - CONTRE-NATURE | Éditoriaux
Auteurs : Jacques Doyon

[Hiver 2022] Par Jacques Doyon Le titre peut sembler paradoxal puisque les artistes réunis dans ce dossier sont tous des défenseurs, des amoureux de la nature et qu’ils la fréquentent régulièrement. Mais ce dont leurs travaux rendent compte c’est d’une « naturalité » traversée de part en part par l’activité humaine, entièrement façonnée par elle, […]

Ciel variable 119 – CONTRE-NATURE

Ciel variable 119 - CONTRE-NATURE

[Hiver 2022]

Le titre Contre-nature peut sembler paradoxal puisque les artistes réunis dans ce dossier sont tous des défenseurs, des amoureux de la nature et qu’ils la fréquentent régulièrement. Mais ce dont leurs travaux rendent compte c’est d’une « naturalité » traversée de part en part par l’activité humaine, entièrement façonnée par elle, ce qui implique que le sort de la nature est entièrement entre nos mains.

Marie-Josée Rousseau, Au carrefour des pratiques photographiques — Jérôme Delgado

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Entrevues
Auteurs : Jérôme Delgado

Fondatrice de la seule galerie québécoise exclusive à la photographie, Marie-Josée Rousseau se confie sur ses motivations et sur son rôle dans le marché de l’art. Celle qui est arrivée à la photographie avec la technologie numérique – elle lui a permis « une exploration sans pareille » – est devenue une véritable porte-parole de l’image-objet. « La photographie se doit d’être incarnée en un objet qu’il est possible de voir et de toucher », défend-elle. La Castiglione, sa galerie, elle la voit comme un carrefour où se croisent courants, disciplines, écoles de pensée. Elle l’a baptisée ainsi, en référence à cette figure historique de la photographie qui « pouvait grandir en dehors de moi » et à laquelle tous s’identifieraient. « Un concept moins évident lorsque c’est le nom du propriétaire qui est mis en avant. » Devenue nomade en 2020, La Castiglione et son modèle sont à repenser, selon Marie-Josée Rousseau, qui s’est donné un an pour réfléchir à la suite de ses activités.

Alexis Desgagnés, Ammoniaque — Ève Dorais

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Recensions de publications
Auteurs : Ève Dorais | Artistes : Alexis Desgagnés

Regard sur un quartier industriel du quartier montréalais Hochelaga, Ammoniaque conjugue avec finesse l’approche documentaire – « l’importance du sujet et de la prise de vue », précise Ève Dorais –, et la matérialité de la photographie, par l’utilisation d’appareils analogiques et de pellicules photosensibles. De l’avis de l’autrice, « le regard désaxé » d’Alexis Desgagnés et son attention pour les détails donnent aux lieux une dimension quasiment spirituelle. L’artiste – et historien de l’art, commissaire et poète – dévoile, en s’attardant à des mots écrits sur un mur de tôle, une poésie urbaine. Proche du langage exploréen de Claude Gauvreau, celle-ci est teintée « de douleur, d’incongruité et d’euphorie ». C’est un livre essentiel, dit Ève Dorais, parce qu’il sensibilise à la réalité d’un interstice urbain plein d’humanité et qu’il « incite à revoir nos conceptions du paysage et de la belle photo ».

La fête : les gens sont venus pour s’amuser — Dayna McLeod

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Recensions de publications
Auteurs : Dayna McLeod

« Régal pour le cœur, l’esprit et l’âme », écrit d’emblée Dayna McLeod, La Fête est l’ouvrage à consulter dans le contexte de privations et d’isolement engendré par la pandémie. La centaine d’images rassemblées après un appel lancé à des artistes québécois et brésiliens relève à la fois du documentaire, du portrait et de la prise de vue sur le vif. Librement associées, mais soigneusement organisées, elles offrent une « porte d’entrée sur les émotions », « un voyage parmi des gens et des lieux en liesse » ou encore « un air de légèreté et de rêverie qui en appelle à nos souvenirs, nos désirs et à notre peur de manquer quelque chose ». Si une application audio situe l’environnement sonore des images, les textes leur donnent du sens, en faisant ressortir l’élan politique de la thématique.

Women Street Photographers — Ariane Noël de Tilly

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Recensions de publications
Auteurs : Ariane Noël de Tilly

À l’instar de la photographie reproduite en couverture, les intentions du livre sont manifestes : diriger notre attention vers une femme qui regarde. « C’est ce que Women Street Photographers nous invite à faire, soit prendre connaissance du travail des femmes photographes et des événements (…) qu’elles ont captés dans l’espace public. » Pour Ariane Noël de Tilly, ce projet découlant d’une série d’expositions annuelles et homonymes propose un survol en cent photographies dont l’enchaînement assez libre « permet de témoigner de la grande variété d’approches de la photographie de rue ». Ce choix pour une organisation hétéroclite met l’accent « sur les heureux hasards liés à notre expérience de l’espace public ». Deux essais complètent l’ouvrage, dont un qui évoque le croisement depuis le 19e siècle de deux histoires : celle de la photo et celle de la condition féminine.

Érika Nimis, Mutants — Christian Roy

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Critiques d'expositions
Auteurs : Christian Roy | Artistes : Érika Nimis

À la fois documentaire et expérimentale, la pratique photographique d’Érika Nimis la mène sur les traces de lieux et d’objets à l’abandon. L’ensemble intitulé Mutants – reproductions de documents, gros plans sur des extraits de textes, images de lieux, de personnes et d’objets – découle de la découverte du site de l’Université des Mutants, aujourd’hui disparue. L’établissement de l’île de Gorée, au large du Sénégal, proposait de soutenir des recherches « alternatives endogènes » qui auraient pu, selon Christian Roy, donner un autre monde, développé au Sud. Cette « utopie à saveur d’uchronie » trouve écho dans les images mélancoliques de Nimis. « Liant afrofuturisme et rétrofuturisme, Mutants propose une plongée archéologique dans ce chantier laissé en plan », observe celui pour qui ce « projet de recherche photographique [est] aussi inspirant que poétique ».

Yann Pocreau, Les Impermanents — Daniel Roy

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Critiques d'expositions
Auteurs : Daniel Roy | Artistes : Yann Pocreau

Poursuivant les réflexions de Yann Pocreau sur la matérialité de la lumière, Les Impermanents regroupait des œuvres inspirées par la voûte céleste. S’appuyant sur des photographies de tout type, y compris certaines réalisées sans appareil, l’artiste s’aventurait, constate Daniel Roy, dans une méditation sur le cosmos, le temps, « la fugacité de la vie et la finitude des êtres et des objets ». Ses expérimentations autour de l’impression de la lumière relevaient de l’hommage aux pionniers de la photographie. Et même plus. La présence d’épreuves non traitées avec fixateur, « vouées à une imminente extinction », éveillait des pensées envers « ces créateurs dont l’histoire n’a pas retenu le nom, que le temps a fini par effacer ». « La photographie, commente Daniel Roy, n’est pas aussi pérenne qu’on le voudrait. Elle peut s’altérer. La mémoire aussi. »

Chuck Samuels, Devenir la photographie — Sylvain Campeau

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Critiques d'expositions
Auteurs : Sylvain Campeau | Artistes : Chuck Samuels

La mise en abîme de la photographie, du portrait photographique, occupe Chuck Samuels depuis 1991. Rassemblés sous le titre Devenir la photographie, et exposés en deux lieux, ces différents corpus relèvent de deux paradigmes, selon Sylvain Campeau : l’enjeu désormais dépassé de l’originalité d’une œuvre et l’actuel « cosmos aux ramifications sans fin ». Le critique reconnaît que l’évolution de cette pratique, entre l’appropriation de la réputation « d’illustres devanciers » et la contestation de « la hiérarchie des gens et des genres », s’inscrit dans la « dissolution de la barrière entre les médias », tous semblables, tous numériques. « Ce devenir de la photographie, signale-t-il cependant, se déploie au moment même où cela ne pouvait déboucher que sur une fin de non-recevoir. »

Capture Photography Festival 2021 — Karen Henry

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Critiques d'expositions
Auteurs : Karen Henry

Devant l’hétéroclite festival Capture, Karen Henry fait le choix de ne s’attarder ici qu’au volet dans l’espace public. Il faut préciser que l’édition 2021 n’a pas été épargnée par la controverse après le retrait soudain de la série de Steven Shearer consacrée au sommeil. « Les sujets endormis sont intrinsèquement vulnérables, ce qui a mis plusieurs personnes mal à l’aise », note la critique, pour qui le « fiasco » soulève maintes questions. Les organisateurs ont-ils tenu compte de la crise du fentanyl qui s’abat sur Vancouver ? Une compagnie publicitaire décide-t-elle ce qui peut être vu ? Karen Henry salue d’autres projets, dont ceux d’Anique Jordan et de Jordan Bennett qui évoquaient, en parlant des communautés noires ou autochtones, « l’expérience permanente de la perte, mais aussi la promesse de tant de choses qu’il reste à dire ».

Paul Walde, Requiem pour un glacier — Reilley Bishop-Stall

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Critiques d'expositions
Auteurs : Reilley Bishop-Stall | Artistes : Paul Walde

D’abord oratorio interprété in situ, puis installation vidéo, Requiem for a Glacier prend son origine dans un site naturel en Colombie-Britannique menacé par un projet (abandonné) de station de ski. Comme le réchauffement planétaire se poursuit, l’œuvre de Paul Walde, portée sur le deuil et le combat, demeure pertinente, même des années après sa création. En images, elle s’enrichit « d’effets temporels et visuels qui font écho à l’urgence dramatique de la pièce musicale », estime Reilley Bishop-Stall. L’ensemble est néanmoins discutable aux yeux de la nation Ktunaxa. « La projection d’une complainte (…) en latin sur le territoire sacré des Ktunaxa soulève des enjeux (…) inévitables. Cela dit, l’enracinement par Walde de la partition tant dans les anciennes traditions eurochrétiennes que dans la politique canadienne contemporaine est potentiellement utile pour évaluer les intérêts divergents. »

Emanuel Licha, zo reken — André Lavoie

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Critiques d'expositions
Auteurs : André Lavoie | Artistes : Emanuel Licha

Après avoir traité des représentations de la guerre, Emanuel Licha plonge dans un Haïti en constante lutte. Davantage proche du cinéma linéaire que ses précédents films, son documentaire zo reken se nourrit autant des images enregistrées que du hors-champ. « Une posture habituelle pour celui qui s’interroge à propos du caractère subjectif de notre regard », note André Lavoie. Le climat insurrectionnel de la capitale haïtienne se déploie à travers le double cadre de la caméra et des fenêtres d’un « zo reken ». Cet « os de requin » désigne les voitures utilisées par les puissances étrangères, des 4 x 4 adoptés même par les organismes humanitaires. « Au milieu de ce véhicule, Haïti se révèlera dans une proposition esthétique parfaitement circonscrite, regard balisé comme si le spectateur était lui aussi enfermé dans cet espace clos. »

Alejandro G. Iñárritu, Carne y Arena — Jean Gagnon

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Critiques d'expositions
Auteurs : Jean Gagnon | Artistes : Alejandro G. Iñárritu

Partie prenante d’une offre de plus en plus récurrente en réalité virtuelle, l’installation Carne y Arena d’Alejandro G. Iñárritu a été présentée à Montréal accompagnée d’une solide réputation. Jean Gagnon s’inscrit en faux contre l’enthousiasme envers cette « expérience de narration exceptionnelle », bien qu’il lui trouve de grandes qualités. « Iñárritu, écrit-il, fait preuve de plus d’ingénuité, car son installation ne se résume pas qu’à la narration et l’expérience n’est pas que virtuelle. » L’œuvre portée sur l’épreuve que représente la migration clandestine « articule autre chose qu’une simili-réalité », dépasse le phénomène du ressenti. « Carne y Arena questionne l’efficacité de l’art, son rôle et sa puissance de changement, en oscillant entre l’émotion et l’intellect, le sensible et l’intelligible », lit-on en conclusion de sa critique.

Meryl McMaster, Il fut un chant — Stéphanie Hornstein

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Critiques d'expositions
Auteurs : Stéphanie Hornstein | Artistes : Meryl McMaster

L’exposition que Meryl McMaster a conçue lors d’une résidence lui ayant permis de travailler avec la collection du Musée McCord portait sur la relation paradoxale de l’être humain avec la nature. Aux oiseaux sous cloches de verre conservés par le musée l’artiste a répondu par des œuvres qui, selon Stéphanie Hornstein, se débattent dans une souffrance propre au style des vanitas de tradition néerlandaise. Si l’expo embrasse « le caractère éphémère de l’ensemble des formes de vie », comme Horsntein le décrit, elle a peu du ton pessimiste. « La mort, selon McMaster, est un processus naturel, bien que déconcertant, et plutôt que de la nier (en mettant par exemple des oiseaux naturalisés dans des globes de verre), nous devrions apprendre des cycles de la vie. »

Luc Bourdon. Jouer avec les images et les sons — Nicole Gingras

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Essais
Auteurs : Nicole Gingras | Artistes : Luc Bourdon

Figure majeure de la vidéo et du cinéma, Luc Bourdon a réalisé une cinquantaine d’œuvres, plusieurs prenant pour sujet la culture, telles La mémoire des anges (2008) et La part du diable (2017), bâties à partir des archives de l’ONF. Dans cet entretien accordé en marge du 50e anniversaire de Vidéographe auquel Bourdon a pris part, Nicole Gingras le fait témoigner sur ses débuts, son amour des mots, sa vision du montage. Celui qui a adopté dans les années 1980 la vidéo pour « la possibilité de dire “je vois” » reconnaît avoir été influencé par Gary Hill et Michael Snow. Il leur doit l’idée d’utiliser les images comme « support pour y déposer mots et phrases ». Après avoir créé dans « l’immédiateté » propre à la vidéo, Luc Bourdon s’est engagé dans des productions qui exigent « plus de souffle et de recherche », telle que La mémoire des anges, film « impressionniste » sur lequel il s’attarde longuement.

David Tomas, La parole et le silence — Vincent Bonin

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Essais
Auteurs : Vincent Bonin | Artistes : David Tomas

Invité par Ciel variable à réévaluer la pratique de David Tomas, l’auteur offre une vue en coupe de la trajectoire intellectuelle de l’artiste et anthropologue décédé en 2019. L’essai signale l’importance que Tomas accordait au silence, y compris jusque dans son œuvre ultime portée par un ambigu « No Lot ». « Ce “non” résonne dans l’espace posthume comme une dernière forme de la résistance du silence après l’interruption de la parole », observe Vincent Bonin. Créateur notamment d’installations cinétiques marquées par leur « complexité sémiotique », l’artiste est connu pour ses innovations technologiques (utilisation de stroboscopes, chronomètres et déclencheurs automatiques dès les années 1980). Il a participé à la réévaluation critique de l’histoire de la photographie, au même titre que Jeff Wall ou Allan Sekula, tout en évitant les « énoncés d’intention » au profit d’une pensée fragmentaire ou performative, et même silencieuse « quand sa présence s’ajoute ».

Moyra Davey. Le récit personnel et l’art de la narration fragmentée contre les dogmes — Nicolas Mavrikakis

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Essais
Auteurs : Nicolas Mavrikakis | Artistes : Moyra Davey

En réaction à un « intégrisme de gauche » et à des campagnes pour « un art moral [et] lisse, sans zones d’ombre », Nicolas Mavrikakis propose une lecture enflammée de la pratique de Moyra Davey et en particulier de sa vidéo i confess (2019). Cette œuvre, qui aborde des thèmes polarisants, amène, selon le critique, « à réfléchir au-delà de l’opposition entre bons et méchants ». Inclassable et complexe, basée sur des jeux d’images dans l’image, elle est « une sorte de poupée russe » qui multiplie les références, cite autant James Baldwin que Pierre Vallières, parmi d’autres. À l’instar de i confess, et du film Pierre Vallières (1972) de Joyce Wieland commenté par Mavrikakis, ce texte se lève contre les dogmes et suggère de ne pas s’enliser dans des lectures figées et simples de l’histoire culturelle, y compris quand il s’agit de reparler de l’auteur de Nègres blancs d’Amérique.

Robert Graham, Trois Photographes Montréalais + — Zoë Tousignant, L’histoire de la photographie à Montréal selon Robert Graham

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Portfolios
Auteurs : Zoë Tousignant | Artistes : Donigan Cumming, Michel Campeau, Tom Gibson

Reflet des activités de critique et de collectionneur de Robert Graham, cette exposition autour de photographes montréalais (et plus encore) ouvre de larges perspectives. Elle rend compte d’une démarche qui conjugue l’acquisition d’œuvres et la fréquentation de leurs auteurs (en occurrence Tom Gibson, Donigan Cumming et Michel Campeau) au développement d’une vision critique de la photographie. Zoë Tousignant défend le principe qu’une image s’apprécie autant par ce qu’elle montre que par ce qu’elle ne montre pas. Elle signale que Graham, dont les œuvres de sa collection sont « les corrélats visuels » de sa pensée, s’intéresse au parergon, concept de Jacques Derrida voulant que ce qui « réside à l’extérieur d’une œuvre est fondamental ». « Raconter l’histoire de la photographie à Montréal ne peut se faire en excluant ce qui lui est extérieur », écrit Zoë Tousignant pour qui la présence d’images de Muybridge, Tichý et Parr permet « l’imbrication totale de la scène locale dans la sphère internationale ».

Amandine Alessandra, Marine Baudrillard, Carole Lévesque, Katharina Niemeyer et Magali Uhl, Écran total — Edward Pérez-­González, La machine d’absence

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Portfolios
Auteurs : Edward Pérez-González | Artistes : Charlie Doyon

Issue d’un projet de recherche autour de la réflexion de Jean Baudrillard sur la notion d’« écran total », cette exposition réunit sept artistes qui commentent l’omniprésence de l’écran et ses impacts sur nos vies. Selon Edward Pérez-González, « les œuvres qui forment le nœud de l’exposition s’appuient sur la vision du monde critique du Baudrillard philosophe […] : un monde où l’énonciateur devient l’écran lui-même ». Le Baudrillard photographe, présent par le biais de ses propres images, propose, lui, de capturer, comme l’écrit Pérez-González, « la valeur de l’expérience […] de ce « je » que je suis ». C’est cette subjectivité, liée à un travail attentionné de la lumière, qui tend à disparaître à l’époque des écrans. « Par l’accumulation des séquences, la décontextualisation et la schématisation s’impose un monde déréalisé, scruté sans états d’âme », résume le critique.

William A. Ewing et Holly Roussell, Civilization – Quelle époque ! — Julie Martin, Une cartographie photographique du 21e siècle

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Portfolios
Auteurs : Julie Martin | Artistes : Massimo Vitali

Deux cents œuvres, cent dix photographes, huit sections… Cette ambitieuse exposition, a constaté Julie Martin, « offre un regard sur les mouvements qui agitent notre monde actuel : ses connexions, ses flux invisibles, ses influences, les mobilités des marchandises et des êtres humains… » La critique base sa réflexion sur le principe de « cartographie cognitive », élaboré par Fredric Jameson pour évoquer ce qui se soustrait à notre regard, à nos sens, à notre expérience. Si elle place Civilization dans la lignée de The Family of Man, exposition culte d’Edward Steichen, c’est pour signaler qu’il s’agit cette fois d’un véritable panorama de la diversité – et non d’un relais de l’hégémonie capitaliste. « Les commissaires ne renoncent pas à l’idée d’une communauté humaine, écrit Julie Martin, mais en respectent les disparités [et] rendent visibles les mécanismes de pouvoir qui modélisent notre monde (que l’exposition The Family of Man dissimulait). »

Présentation thématique : Exposer la photo

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Portfolios

The thematic section in this issue presents three exhibitions that show how photography can contribute to shaping a critical vision of the world. By bringing together a large number of images and points of view, the first sets out to offer an overall sense of the changes affecting global civilization. Inspired by Jean Baudrillard’s notion of the “total screen,” the second contrasts traditional photography and its mutant, digital, and interactive form, which augments the real at the scale of a screen interface. The third highlights the career of a photography critic whose vision is fed by his encounter with the works he has collected and their creators, while being attentive to the development of a photographic community.

Exposer l’image pour dire les mutations du monde

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO | Éditoriaux
Auteurs : Jacques Doyon

Le dossier de ce numéro présente trois expositions illustrant comment la photographie peut contribuer à façonner une vision critique du monde. En rassemblant une grande quantité d’images et de points de vue, la première offre une vue globale des mutations qui affectent la civilisation mondiale. Inspirée de la notion d’« écran total » de Baudrillard, la seconde met en opposition la photographie traditionnelle et sa forme mutante, numérique et interactive, qui redouble le réel à l’échelle d’une interface-écran. La troisième témoigne du parcours d’un critique de la photographie dont la vision se nourrit de la fréquentation d’œuvres et de leurs créateurs, tout en étant attentive au développement d’ensemble d’une communauté photographique.

Ciel variable 118 – EXPOSER LA PHOTO

Ciel variable 118 - EXPOSER LA PHOTO

[Automne 2021]

Le dossier de ce numéro présente trois expositions illustrant comment la photographie peut contribuer à façonner une vision critique du monde. La première entend offrir une vue globale des mutations qui affectent notre civilisation. La seconde met en opposition la photographie traditionnelle et sa forme mutante, numérique et interactive. La troisième témoigne du parcours d’un critique de la photographie dont la vision se nourrit de l’acte de collectionner.

Bertrand Carrière, Apprendre la photographie par les livres — Serge Allaire

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Entrevues
Auteurs : Serge Allaire | Artistes : Bertrand Carrière

Auteur de nombreux livres photographiques en quarante ans de pratique, Bertrand Carrière se confie sur le processus derrière la rétrospective Solstice et révèle être arrivé à la photographie par le biais de publications imprimées. « Mon premier vrai contact, dit-il, a été dans les magazines et l’encyclopédie LIFE. Puis la découverte des livres fut fondamentale. Le premier que j’ai eu fut une petite monographie sur Henri Cartier-Bresson. » « J’ai appris la photographie dans les livres », insiste celui qui privilégie le livre pour le déploiement de ses séries. En amont de ce choix, c’est le travail d’organisation séquentielle des images, comme au cinéma, qui est à la base de son élan créatif. « On crée en retranchant. Si j’ai appris une chose avec la monteuse de mes films (…) c’est la façon de voir l’arbre (l’image) et la forêt (le livre, le film) en même temps : l’importance singulière de chaque image, de chaque plan, dans un tout qui prend sens. »

Ron Jude, 12 Hz — Louis Perreault

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Recensions de publications
Auteurs : Louis Perreault | Artistes : Ron Jude

Ce livre photographique de Ron Jude « vibre sur la table », selon Louis Perreault, tant l’expérience sensorielle proposée déborde du cadre des images. L’auteur estime que Jude, incontournable dans l’univers de l’édition, arrive une fois de plus à innover et amorce ici un virage dans sa pratique : le paysage en est le sujet, la suite narrative des images y est moins déterminante et la stratégie en place fonctionne par accumulation plutôt que par juxtaposition. 12 Hz est « comme une composition musicale, écrit Perreault, chaque image agissant comme une piste sonore additionnée aux autres, vibrant à des fréquences différentes. Comme le compositeur devant la console de mixage, Ron Jude ajuste les niveaux de chaque piste, dosant l’abstraction, les textures, la reproduction de l’espace et des lieux. » La référence aux basses fréquences du titre suggère que les ondes sonores sont des forces qui façonnent les paysages, mouvements imperceptibles dont s’imprègnent les images aux tonalités sombres.

Une histoire mondiale des femmes photographes — Claudia Polledri

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Recensions de publications
Auteurs : Claudia Polledri

Il y avait urgence d’élargir l’histoire de la photographie et le livre dont il est question ici répond à cette nécessité. Le panorama qu’il offre permet de prendre enfin conscience de l’apport des femmes qui ont exercé le métier de photographe, y compris celles qui ont œuvré en dehors des pays occidentaux, trop souvent les seuls à être considérés. « Sans être exhaustive, cette histoire de la photographie mondiale au féminin, en documentant le regard de l’autre, est à la fois remarquable et surprenante », note Claudia Polledri. À ses yeux, l’universalisme et le décentrement culturel prônés par Marie Robert et Luce Lebart peuvent servir d’exemple pour des recherches ultérieures. L’ambition du programme se mesure en chiffres : 450 images, 300 photographes, 160 autrices. Pour s’y retrouver, Polledri propose trois lectures possibles : les professions pratiquées, la photographie comme outil de lutte sociale et les questions identitaires.

Rejouer le vivant – Amélie Giguère

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Recensions de publications
Auteurs : Amélie Giguère, Anne Bénichou

Spécialiste de la documentation artistique, Anne Bénichou se penche dans ce livre sur le reenactment – « recréation, reconstitution, reprise et autres formes de réactivation vivante d’œuvres [et] phénomènes culturels ». Elle y étudie des exemples variés qui lui permettent de faire des rapprochements a priori douteux, mais au bout du compte convaincants, selon ce qu’en a pensé Amélie Giguère. L’ouvrage présente les procédés de reenactment, pouvant être de l’ordre de l’immersion comme de la distanciation, revient sur des cas controversés en cette ère où l’appropriation est un acte répréhensible et pointe les choix des musées à « collectionner et patrimonialiser le vivant », en citant Marina Abramovic et ses reprises de ses propres performances. Le reenactment devient alors un document vivant, et c’est qui est enrichissant, selon Giguère. Ceci permet, observe-t-elle, « de s’émanciper des dichotomies au cœur des réflexions depuis vingt ans » : le live et l’enregistré, l’œuvre et sa documentation, l’original et ses copies, l’authentique et l’inauthentique.

Richard Ibghy & Marilou Lemmens, Querelle entre deux puces pour savoir à qui appartient le chien sur lequel elles vivent — Noémie Fortin

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Critiques d'expositions
Auteurs : Noémie Fortin | Artistes : Richard Ibghy & Marilou Lemmens

Les œuvres vidéographiques, installatives et photographiques qui composent l’exposition née d’une résidence à la Fondation Grantham offrent « un portrait à la fois sensible et informé de l’utilisation, de la contamination et de l’appropriation des terres en milieu rural », selon ce qu’en conclut Noémie Fortin. Richard Ibghy et Marilou Lemmens poursuivent ici leur démarche basée sur le désir de matérialiser et de rendre « visibles » des concepts abstraits, voire des études censurées – le cas de l’œuvre L’affaire Louis Robert. Ils pointent aussi le contraste qui existe dans la culture de la terre, entre « violence et soins inhérents », comme dans la vidéo Herber, désherber. « Les pièces qu’ils y rassemblent offrent différentes portes d’entrée sur les enjeux de propriété et d’exclusion […], afin de susciter, note Noémie Fortin, une réaction affective et une réflexion critique. »

John Akomfrah, Vertigo Sea — Jill Glessing

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Critiques d'expositions
Auteurs : Jill Glessing | Artistes : John Akomfrah

Vidéo à trois canaux, Vertigo Sea propose un environnement immersif et panoramique qui s’appuie sur « un montage puissant » d’images fixes et en mouvement, ainsi que de sons juxtaposés et superposés, incluant musiques, enregistrements de la nature, chansons et textes en voix hors champ. Le récit que propose John Akomfrah fait de la mer, « espace d’histoire, de beauté et d’abondance », un « théâtre de désastre ». Ce sont les « forces humaines » qui ont provoqué cette transformation, selon ce que montre la succession d’images, entre l’évocation de l’esclavage et la pollution des eaux. En dépit des références à Géricault, Turner, Friedrich, Melville ou Woolf, « l’œuvre, écrit Jill Glessing, pousse le public à s’interroger sur sa relation contemporaine à la barbarie perpétrée au cœur même et à l’encontre de ce paradis aquatique. »

Sara A. Tremblay, Tout t’empêche — Paule Mackrous

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Critiques d'expositions
Auteurs : Paule Mackrous | Artistes : Sara A. Tremblay

Réalisé dans le contexte d’une réclusion imposée par la pandémie, l’essai visuel et virtuel Tout t’empêche, diffusé sur le réseau Instagram, s’est avéré un projet sensé, sensible à la réalité de la crise sanitaire et au courant d’autonomie alimentaire. Par le biais d’une série d’images de récoltes de fleurs, fruits et végétaux, Sara A. Tremblay met en scène son quotidien dans une ferme d’Orford. Pour Paule Mackrous, il s’agit là d’un « rituel » dont la portée dépasse le cadre intime, en valorisant un écosystème fait de lumière, de vent, d’insectes, d’une faune nocturne… « Cela offre un contrepoids aux effets directs aussi bien qu’indirects de la COVID-19 comme l’anosmie et l’agueusie (perte d’odorat et de goût), la distanciation physique et l’impératif de ne rien toucher, des effets qui nous préviennent d’expérimenter le monde dans toutes ses dimensions sensorielles. »

Gagnon-Forest, Séquence aérienne — Élisabeth Recurt

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Critiques d'expositions
Auteurs : Élisabeth Recurt | Artistes : Gagnon-Forest

Sensible aux problématiques liant espace et imaginaire collectif, le duo Gagnon-Forest œuvre à partir de préoccupations sociologiques et esthétiques. Le projet en six photographies qu’il a inséré dans les verrières d’un bâtiment municipal alterne images scientifiques (topographiques) et paysages brouillés par la combinaison de points de vue (le principe de la parallaxe). Les premières, numérisations cadastrales en noir et blanc, opposent leur objectivité à la subjectivité des secondes, teintées de bleu. Pour Élisabeth Recurt, cette somme de « qualité informationnelle » et de « qualité visuelle à teneur fictive » pointe des contraintes urbaines et évoque un ailleurs inaccessible. Les « trames sociologique et poétique » de Séquence aérienne lui rappellent la pratique de Melvin Charney, qui réfléchissait « à la domination de la dimension fonctionnelle urbanistique au détriment du social » et qui liait dans ses œuvres réel et fiction.

Stan Douglas, Penn Station’s Half Century — Stefan Zebrowski-Rubin

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Critiques d'expositions
Auteurs : Stefan Zebrowski-Rubin | Artistes : Stan Douglas

Commandée par le Public Art Fund et l’Empire State Development pour un nouveau hall de gare, l’œuvre Penn Station’s Half Century revient sur un pan de l’histoire de la ville de New York. Son auteur, Stan Douglas, a reconstitué des récits autour de la Penn Station, dont la démolition en 1963 a été le catalyseur du mouvement moderne pour la préservation du patrimoine. Les quatre panneaux photographiques, qui superposent faits et fiction, sont « des tableaux époustouflants », de l’avis de Stefan Zebrowski-Rubin. « L’approche conceptuelle léchée de l’école de photographie de Vancouver prend ici un nouveau souffle épique », estime le critique, qui relève l’audace technique derrière le processus de création. « La maîtrise et envergure » dont fait preuve Douglas sont de bon augure, signale-t-il, à l’approche de la Biennale de Venise 2022, où celui-ci occupera le pavillon du Canada.

Isabelle Hayeur, (D)énoncer — Jean De Julio-Paquin

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Critiques d'expositions
Auteurs : Jean De Julio-Paquin | Artistes : Isabelle Hayeur

Avec (D)énoncer, Isabelle Hayeur signe un projet d’envergure sociale et politique. Son œuvre explore les fractures entre idéal et réel, et les impacts écologiques et sociaux de nos actions.

Sandra Brewster, Works from series: Smith, Blur; Video: Walk on by — Érika Nimis

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Critiques d'expositions
Auteurs : Erika Nimis | Artistes : Sandra Brewster

Artiste revendiquant le droit à l’opacité, concept cher à Édouard Glissant, Sandra Brewster repense la condition noire (Blackness) pour la situer quelque part « entre visibilité et invisibilité ». C’est ce que conclut Érika Nimis dans sa critique d’une exposition « tout en finesse », orientée vers la déconstruction de la représentation des personnes racisées. Née à Toronto, Brewster utilise le transfert d’images, sur une variété de supports (papier, bois, vidéo), comme « une métaphore du mouvement, celui entre autres de la migration de sa famille », signale Nimis. Temps d’exposition longs, modèles mobiles, effets aléatoires, l’artiste cherche par bien des moyens à défier le lourd héritage des pratiques photographiques et à casser la notion de communauté noire monolithique. Enfin, toujours selon Nimis, la réponse la plus efficace à la stigmatisation des apparences se trouve peut-être dans le mouvement.

Judith Bellavance, Le goût de la durée — Mona Hakim

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Critiques d'expositions
Auteurs : Mona Hakim | Artistes : Judith Bellavance

Sensible à la mémoire, à la perte et à l’affect, Judith Bellavance a trouvé auprès d’une communauté irlandaise de Gaspésie, et en particulier dans un sous-sol d’église figé dans le temps, le sujet de sa série Le goût de la durée. Selon Mona Hakim, Judith Bellavance reconstitue « un récit personnel à même les marques d’usure du site et les objets emblématiques qui y figurent ». En prenant le parti de la « magnification », elle témoigne du souci des usagers à « prendre soin » de leur milieu de vie. « À l’heure où l’on s’interroge sur le sort de notre architecture patrimoniale et religieuse, écrit Hakim, Le goût de la durée suscite avec une grande sensibilité et poésie des réflexions sur notre rapport à l’histoire et à la mémoire, sur un héritage à fleur de peau. »

Chih-Chien Wang. Don d’images — Sylvain Campeau

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Essais
Auteurs : Sylvain Campeau | Artistes : Chih-Chien Wang

Sylvain Campeau explore chez Chih-Chien Wang la nature morte et la thématique du don. À travers fruits, repas et récits partagés, il révèle une œuvre où échange et humanité se répondent.

Évariste Desparois. Histoire d’une disparition — Sébastien Hudon

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Essais
Auteurs : Sébastien Hudon | Artistes : Évariste Desparois

C’est la découverte de facsimilés d’œuvres d’Évariste Desparois, et leur acquisition, qui est à l’origine de l’essai de Sébastien Hudon. Le texte, sorte de premier pan d’une enquête au long cours, a la noble mission de faire émerger de l’oubli un artiste inventif, auteur de photomontages qui lui ont donné sa gloire éphémère. Inconnu des historiens, mystérieux y compris jusque dans son décès, Desparois émerge à l’époque où la modernité au Québec prend son envol. En s’appuyant sur une documentation éparse, Sébastien Hudon suit le parcours de l’homme, trouve trace de lui en Europe, dans le giron de Riopelle et de Borduas. « Que s’est-il passé pour qu’un artiste contemporain des signataires de Prisme d’yeux et de Refus global puisse avoir été à ce point occulté de l’histoire de l’art et de la photographie au Québec ? se demande le chercheur. L’étonnante disparition d’Évariste Desparois, ainsi que le morcellement de son œuvre, raconte le sort réservé à tant d’artistes. »

Alessandra Sanguinetti, Alec Soth, Araki Nobuyoshi / Juergen Teller. Correspondances et aventures livresques — Jérôme Delgado

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Essais
Auteurs : Jérôme Delgado | Artistes : Alec Soth, Alessandra Sanguinetti, Araki Nobuyoshi, Juergen Teller

Quatre photographes, trois livres, deux cousines, un détenu… Derrière son contenu hétéroclite, l’essai aborde la correspondance comme une source de créativité et de rapprochement entre des individus distants culturellement, socialement ou physiquement. Confiné pendant la pandémie, le photographe Alec Soth a entretenu un échange épistolaire avec un homme, C. Fausto Cabrera, reclus, lui, dans une prison. Le résultat s’est traduit en un livre et deux images inusitées. Pendant des années, voire des décennies, la photographe Alessandra Sanguinetti a fait des allers-retours dans la campagne argentine auprès de deux cousines qui deviennent, au fil des images, à la fois ses correspondantes créatives et les protagonistes de leurs aventures. Tous deux photographes attirés par la chair et la vie, Araki Nobuyoshi et Juergen Teller proposent, quant à eux, un dialogue purement visuel. Leur livre témoigne, telle une correspondance, d’une profonde amitié, d’une reconnaissance mutuelle et du passage du temps.

Franck Gérard, En l’état — Jacques Leenhardt, Les rencontres photographiques de Franck Gérard

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Portfolios
Auteurs : Jacques Leenhardt | Artistes : Franck Gérard

Ce portfolio explore la démarche de Franck Gérard, « photographe d’extérieur » au regard vif. À travers la série En l’état, il capte le réel sans artifice, livrant des images à la fois directes et décalées, entre vérité brute et rêverie du quotidien.

Vincent Lafrance, Savoir vivre — Zoë Tousignant, La vie artistique (selon Vincent Lafrance)

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Portfolios
Auteurs : Zoë Tousignant | Artistes : Vincent Lafrance

Dans sa série Web Savoir vivre, Vincent Lafrance met en scène un alter ego en quête de sens et de renouveau. Entre autofiction et réflexion sur la création, l’artiste explore l’isolement, l’échec et la recherche d’un nouvel équilibre face au monde.

Steve Giasson, Nouvelles Performances invisibles — Didier Morelli, Le corps de l’artiste, une caméra et diverses interactions performatives

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Portfolios
Auteurs : Didier Morelli | Artistes : Steve Giasson

Steve Giasson poursuit ses Performances invisibles avec une série d’actions diffusées sur les réseaux sociaux durant la pandémie. En liant son corps à l’appareil photo, il propose un imaginaire critique et poétique qui interroge les codes sociaux et médiatiques.

Décalé

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Portfolios
Artistes : Franck Gérard, Steve Giasson, Vincent Lafrance

Trois artistes explorent, chacun à leur manière, le visible et l’invisible : entre érudition, autofiction et subjectivité, leurs œuvres révèlent une distanciation ironique face au monde contemporain.

Qu’en est-il au juste de la vie humaine ?

Ciel variable 117 - DÉCALÉ | Éditoriaux
Auteurs : Jacques Doyon

Dans le dossier de ce numéro, on découvrira trois figures d’artistes, trois positionnements esthétiques qui se rejoignent dans une certaine distanciation ironique. L’une, plus érudite, prend appui sur les strates d’une histoire culturelle; une autre, plus narrative, déploie par petites touches une autofiction aux résonances existentielles; la dernière, plus directe, affirme de fait la subjectivité d’un cadrage, d’un regard. Qu’en est-il au fond du visible et de l’invisible ? Quel savoir pour mieux vivre ? Et que disent de l’état du monde toutes ces petites choses qui déraillent ?

Ciel variable 117 – DÉCALÉ

Ciel variable 117 - DÉCALÉ

[Été 2021]

On découvrira ici trois figures d’artistes, trois positionnements esthétiques qui se rejoignent dans une certaine distanciation ironique. L’une, plus érudite, prend appui sur les strates d’une histoire culturelle ; une autre, plus narrative, déploie par petites touches une autofiction aux résonances existentielles ; la dernière, plus directe, affirme de fait la subjectivité d’un cadrage, d’un regard. Qu’en est-il au fond du visible et de l’invisible ? Quel savoir pour mieux vivre ? Et que disent de l’état du monde toutes ces petites choses qui déraillent ?

Chuck Samuels. Gales, nez qui coulent et défaillances de garde-robe — Chuck Samuels

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Entrevues
Auteurs : Chuck Samuels | Artistes : Chuck Samuels

[Hiver 2021] Une entrevue de et par Chuck Samuels Chuck Samuels est un critique indépendant occasionnel qui vit et travaille à Montréal. Cette entrevue est la troisième d’une série avec Chuck Samuels à paraître dans Ciel variable. Samuels a également publié des articles dans des revues d’art contemporain canadiennes comme MIX, Fuse et Vanguard (en […]

Ouvrages à souligner — Jérôme Delgado

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Recensions de publications
Auteurs : Jérôme Delgado | Artistes : Bertrand Carrière, Geneviève Cadieux, Isabelle Hayeur, Valérian Mazataud

[Hiver 2021] Par Jérôme Delgado Isabelle Hayeur, (D)énoncer, Longueuil / Sherbrooke / Laval, Plein sud édition / Galerie d’art Antoine-Sirois de l’Université de Sherbrooke / salle Alfred-Pellan de la Maison des arts de Laval, 2020, 362 p. [bilingue] Valérian Mazataud, Le plan, Montréal, Corporation d’habitation Jeanne-Mance, 2020, 44 p. Bertrand Carrière, Mona Hakim, Robert Enright, […]

Vikky Alexander — James D. Campbell

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Critiques d'expositions
Auteurs : James D. Campbell | Artistes : Vikky Alexander

[Hiver 2021] Cet article a été à l’origine uniquement publié en anglais. Vous pouvez le lire en consultant la version anglaise de cette page. Nordic Rock Darling Foundry, Montreal February 27–August 29, 2020 By James D. Campbell (In English only)   Acheter ce numéro  

Laurence Hervieux-Gosselin, Fenêtre oubliée — Gabrielle Sarthou

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Critiques d'expositions
Auteurs : Gabrielle Sarthou | Artistes : Laurence Hervieux-Gosselin

[Hiver 2021] Fenêtre oubliée Galerie la Castiglione chez Produit Rien, Montréal Du 3 au 26 septembre 2020 Par Gabrielle Sarthou Mise sur pied par la Galerie la Castiglione, devenue nomade pour quelque temps, la première exposition individuelle de l’artiste Laurence Hervieux-Gosselin, Fenêtre oubliée, prenait place entre les murs du nouvel espace d’exposition Produit Rien, situé […]

Berlin Biennale für zeitgenössische Kunst — Érika Nimis

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Critiques d'expositions
Auteurs : Erika Nimis

[Hiver 2021] Biennale de Berlin pour l’art contemporain Du 5 septembre au 1er novembre 2020 Par Érika Nimis Avant qu’une seconde vague ne balaye toute l’Europe début novembre, les milieux artistiques ont connu un répit estival permettant à certaines capitales comme Berlin de vivre une véritable rentrée culturelle. La photographie était au rendez-vous, y compris […]

Bertrand Carrière, Dans les années… Photographies 1996-2019 — Sylvain Campeau

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Critiques d'expositions
Auteurs : Sylvain Campeau | Artistes : Bertrand Carrière

[Hiver 2021] Dans les années – Photographies 1996–2019 Galerie d’art Antoine-Sirois de l’Université de Sherbrooke Du 8 septembre au 17 octobre 2020 Par Sylvain Campeau Nous avons affaire ici à deux objets bien distincts, mais dont les directions se croisent quelque peu. Il est vrai que le projet de livre était déjà bien en chemin […]

Photographie et société : L’Autre Amérique — Jérôme Delgado

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Critiques d'expositions
Auteurs : Jérôme Delgado

[Hiver 2021] Photographie et société : L’Autre Amérique Maison de la culture Claude-Léveillée, Montréal Du 26 août au 4 octobre 2020 Par Jérôme Delgado Le revers de la médaille évoquée par L’Autre Amérique, titre de cette exposition de photographie, aurait très bien pu désigner tout ce qui dans le continent ne se situe pas à […]

Marc-Antoine K. Phaneuf, Dédales d’almanachs — Alexis Desgagnés

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS
Auteurs : Alexis Desgagnés | Artistes : Marc-Antoine K. Phaneuf

[Hiver 2021] Dédales d’almanachs Festival Art souterrain, Montréal Du 29 février au 22 mars 2020 Par Alexis Desgagnés Il fallait, au coup d’envoi de la dernière édition d’Art souterrain, voir le public nombreux (et désormais confiné) de la Nuit blanche circulant avec un plaisir évident autour de l’immense cube qu’avait dressé Marc-Antoine K. Phaneuf dans […]

Virginie Laganière, Derrière l’horizon — Nathalie Bachand

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Critiques d'expositions
Auteurs : Nathalie Bachand | Artistes : Virginie Laganière

[Hiver 2021] Circa art actuel, Montréal Du 8 juillet au 22 août 2020 Par Nathalie Bachand On entre Derrière l’horizon comme on entre dans un temps autre, suspendu certes, mais situé. On se trouve en Estonie, à Tallinn, dans un présent marqué par les années 1970 et des espaces publics portant la mémoire patrimoniale du […]

Rachel Echenberg, Conversations avec ma famille — Charles Guilbert

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Critiques d'expositions
Auteurs : Charles Guilbert | Artistes : Rachel Echenberg

[Hiver 2021] Galerie B-312, Montréal Du 3 septembre au 3 octobre 2020 Par Charles Guilbert Le parcours des artistes est parfois ponctué par un moment de synthèse saisissant. C’est ce que donne à voir l’exposition Conversations avec ma famille, de Rachel Echenberg, présentée à la galerie B-312. Pour qu’on puisse en saisir la teneur, je […]

Gathering Clouds. Une histoire de la photographie à travers les nuages — Bruno Chalifour

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Essais
Auteurs : Bruno Chalifour

[Hiver 2021] Par Bruno Chalifour Après des mois d’une pandémie mondiale, se retrouver la tête dans les nuages peut paraître désirable, tout du moins fournir une agréable distraction. C’est ce que propose le musée George Eastman avec son exposition principale Gathering Clouds. Pro­gram­mée avant l’arrivée de la COVID-19, elle occupe les deux grandes salles d’exposition […]

Les Années Musicales : 1920–2020. La dimension spatio-musicale devenue multiplicité — Edward Pérez-González

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Essais
Auteurs : Edward Pérez-González

[Hiver 2021] Par Edward Pérez-González L’un et le multiple. En quelques mots, on peut définir la multiplicité comme une condition amplificatrice des choses, des phénomènes ; un état d’abondance, de potentialités, qui nous permet de percevoir et de comprendre le monde à partir de dimensions différentes et hétérogènes, à partir d’une dimension autre. Ce mode […]

Ewa Monika Zebrowski, Le livre photographique comme espace de collaboration — Zoë Tousignant

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Essais
Auteurs : Zoë Tousignant | Artistes : Ewa Monika Zebrowski

[Hiver 2021] Par Zoë Tousignant Il va de soi que la création d’un livre photographique nécessite beaucoup de réflexion, de temps et d’énergie. Heureusement, cette somme de travail est habituellement répartie entre plusieurs intervenants qui, chacun possédant une expertise dans son propre domaine, contribuent à la réalisation du produit fini. Parmi ces personnes, on retrouve […]

David K. Ross, Children of Kaos — Jeanne Randolph, Parfois, un nom n’est qu’un nom

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Auteurs : Jeanne Randolph | Artistes : David K. Ross

[Hiver 2021] Par Jeanne Randolph Pillage inutile – Je lui ai dit que je pensais « Pillage inutile ». – Comme dans futile ? a répondu mon ami. – Comme dans fichu hybride, ai-je dit. Chacun d’entre nous peut faire ce qu’il veut avec les noms, même avec des noms qui ont quatre mille ans. […]

Chloé Beaulac, Ces lieux qui nous habitent — Dominique Sirois-Rouleau, Territoires de la mémoire

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Portfolios
Auteurs : Dominique Sirois-Rouleau | Artistes : Chloé Beaulac

[Hiver 2021] Par Dominique Sirois-Rouleau Lauréate des Missions photographiques des Laurentides1, Chloé Beaulac s’est donné comme premier objectif de retrouver le chalet familial qui a marqué son enfance. Cette quête a motivé le mois de résidence où les souvenirs de l’artiste, largement ancrés dans le paysage laurentien, ont été mis à l’épreuve de la réalité. […]

Alain Lefort, Résonance des silences — Yannick Marcoux, Le pixel : un fragile mirage

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Portfolios
Auteurs : Yannick Marcoux | Artistes : Alain Lefort

[Hiver 2021] Par Yannick Marcoux Sur le chemin de nos origines, il y a longtemps, très longtemps, plus de 10 000 ans pour tout dire, s’achevait la dernière période glaciaire sur Terre. Ce qu’il en reste semble fasciner Alain Lefort qui, après sa série Eidolôn sur des icebergs en dérive, a remis son parka et […]

Paysages miroirs

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Portfolios
Artistes : Alain Lefort, Chloé Beaulac, David K. Ross

[Hiver 2021] Que disent de nous les paysages les plus éloignés, sauvages, silencieux ? Que façonnent en nous les paysages de l’enfance, ceux de notre éveil au monde ? Quel écho de notre propre devenir trouve-t-on dans le chaos des chantiers urbains ? Les paysages sont comme des miroirs, façonnés par la présence humaine. La […]

Se projeter dans l’univers environnant — Jacques Doyon

Ciel variable 116 - PAYSAGES MIROIRS | Éditoriaux
Auteurs : Jacques Doyon

[Hiver 2021] Par Jacques Doyon Que disent de nous les paysages les plus éloignés, sauvages, silencieux ? Que façonnent en nous les paysages de l’enfance, ceux de notre éveil au monde ? Quel écho de notre propre devenir trouve-t-on dans le chaos des chantiers urbains ? Les paysages sont comme des miroirs, façonnés par la […]

Ciel variable 116 – PAYSAGES MIROIRS


[Hiver 2021]

Que disent de nous les paysages les plus éloignés, sauvages, silencieux ? Que façonnent en nous les paysages de l’enfance, ceux de notre éveil au monde ? Quel écho de notre propre devenir trouve-t-on dans le chaos des chantiers urbains ? Les paysages sont comme des miroirs, façonnés par la présence humaine. La ville est une extension directe du corps social et, de la même façon, la nature tout entière est une construction de la culture qui ne fait sens que par un regard humain.

Robert Walker, Griffintown / Montréal en mutation — James D. Campbell

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Entrevues
Auteurs : James D. Campbell | Artistes : Robert Walker

[Été 2020] Entrevue réalisée par James D. Campbell Robert Walker naît à Montréal en 1945. Il est diplômé en arts visuels de l’Université Sir George Williams à la fin des années 1960. En 1975, il participe à un atelier, donné par le photographe américain Lee Friedlander, qui va s’avérer déterminant. Il choisit alors la photographie […]

Arles, Les Rencontres de la photographie — Bruno Chalifour

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Recensions de publications
Auteurs : Bruno Chalifour

[Été 2020] Une histoire française Françoise Denoyelle Paris, Les Rencontres d’Arles / Art Book Magazine 2019, 320 p. (ill. n&b) 50 ans d’histoire Françoise Denoyelle et Sam Stourdzé Paris, La Martinière, 2019, 278 p. (ill. couleur) Par Bruno Chalifour Les Rencontres d’Arles célèbrent leur 50e anniversaire en deux publications. Été 1970 – été 2019 : que […]

Ouvrages à souligner — Fanny Bieth

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Recensions de publications
Auteurs : Fanny Bieth

[Été 2020] Par Fanny Bieth Yann Pocreau, Sur les lieux/On site, Saint-Jérôme/Saint-Hyacinthe, Musée d’art contemporain des Laurentides/Expression, 2018, 175 p. (bilingue) Le présent livre fait suite à l’exposition Yann Pocreau. Sur les lieux, dont le premier volet s’est tenu à EXPRESSION, Centre d’exposition de Saint-Hyacinthe à l’automne 2015, et le deuxième au Musée d’art contemporain […]

David McMillan, Croissance et Dégradation — Pierre Dessureault

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Recensions de publications
Auteurs : Pierre Dessureault | Artistes : David McMillan

[Été 2020] Croissance et Dégradation Pripiat et la zone d’exclusion de Tchernobyl David McMillan essai de Claude Baillargeon Göttingen, Steidl, 2019, 262 p., 200 photographies Par Pierre Dessureault Le 26 avril 1986 à 1 h 23, le réacteur no 4 de la centrale nucléaire de Tcher­nobyl en Ukraine explose, dégageant une quantité de radioactivité 200 fois […]

Sarah Wendt et Pascal Dufaux | Alexis Bellavance — Nathalie Bachand

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Critiques d'expositions
Auteurs : Nathalie Bachand | Artistes : Alexis Bellavance, Pascal Dufaux, Sarah Wendt

[Été 2020] Axenéo7 Du 18 septembre au 26 octobre 2019 Par Nathalie Bachand À l’automne 2019, Axenéo7 présentait dans ses espaces les expositions Quelque part dans l’inachevé de Sarah Wendt et Pascal Dufaux, ainsi que Compressions : tables préparées d’Alexis Bellavance. Ayant au premier coup d’œil peu en commun, les propositions de ces artistes montréalais […]

Rencontres photographiques de Guyane | 6e édition — Sophie Bertrand

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Critiques d'expositions
Auteurs : Sophie Bertrand | Artistes : Léa Magnien

[Été 2020] Parenthèse(s) Du 6 au 30 novembre 2019 Par Sophie Bertrand Les Rencontres photographiques de Guyane (RPG) se déroulent tous les deux ans dans différentes villes du département français situé en Amérique du Sud. Fondée en 2012, la biennale tente de développer une place légitime pour la photographie et de rejoindre par l’image des […]

Szilasi & Szilasi — Fanny Bieth et Clément Willer

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Critiques d'expositions
Auteurs : Clément Willer, Fanny Bieth | Artistes : Andrea Szilasi, Gabor Szilasi

[Été 2020] Galerie Deux Poissons, Montréal Du 17 octobre au 23 novembre 2019 Par Fanny Bieth et Clément Willer Szilasi & Szilasi est la première exposition en duo de Gabor Szilasi, le père, et d’Andrea Szilasi, la fille. Leurs œuvres avaient déjà été montrées ensemble, avec celles de Doreen Lindsay (épouse de Gabor et mère […]

Jocelyn Philibert, Dimension Lumière — Sylvain Campeau

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Critiques d'expositions
Auteurs : Sylvain Campeau | Artistes : Jocelyn Philibert

[Été 2020] EXPRESSION. Centre d’exposition de Saint-Hyacinthe Du 9 novembre 2019 au 26 janvier 2020 Par Sylvain Campeau L’exposition que présente Jocelyn Philibert au Centre Expression, à Saint‑Hyacinthe, réunit deux corpus d’œuvres qu’un coup d’œil trop rapide se risquerait à trouver très différentes. On retiendrait alors le seul fait qu’on a là, d’une part, des […]

Normand Rajotte, Sur les lieux — Mona Hakim

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Critiques d'expositions
Auteurs : Mona Hakim | Artistes : Normand Rajotte

[Été 2020] La Castiglione, Montréal Du 2 octobre au 9 novembre 2019 Normand Rajotte est un des rares photographes à avoir concentré son travail exclusivement autour du paysage depuis les années 1980. Son esthétique, (trop) souvent considérée comme « inclassable » au moment où s’activait un foisonnement de pratiques hétérogènes, trouvera aujourd’hui une juste et indéniable place […]

Monique Moumblow, Compositions | Pale Shadows — Charles Guilbert

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Critiques d'expositions
Auteurs : Charles Guilbert | Artistes : Monique Moumblow

[Été 2020] Centre VOX Du 1er novembre 2019 au 29 février 2020 Par Charles Guilbert Bien qu’il s’agisse d’une artiste che­vronnée, Monique Moumblow n’avait jamais présenté d’exposition individuelle d’envergure. À travers sept œuvres vidéo judicieusement choisies et mises en espace – le commissariat est assumé par Nicole Gingras –, on pénètre dans le monde de […]

Hito Steyerl — Jill Glessing

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Critiques d'expositions
Auteurs : Jill Glessing | Artistes : Hito Steyerl

[Été 2020] Cet article a été à l’origine uniquement publié en anglais. Vous pouvez le lire en consultant la version anglaise de cette page. Hito Steyerl This is the future Art Gallery of Ontario October 24, 2019–February 23, 2020 Par Jill Glessing (Anglais seulement) Acheter ce numéro

Isaac Julien, Frederick Douglass: Lessons of the Hour — Ariane Noël de Tilly

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Critiques d'expositions
Auteurs : Ariane Noël de Tilly | Artistes : Isaac Julien

[Été 2020] Par Ariane Noël de Tilly Après avoir créé des portraits inspirés et nuancés d’importants penseurs, révolutionnaires et écrivains, tels que Frantz Fanon et Langston Hughes, l’artiste britannique Isaac Julien s’est récemment penché sur l’abolitionniste, écrivain et grand orateur Frederick Douglass (1818–1895). L’installation vidéo à dix canaux de Julien, Lessons of the Hour, a […]

3e Biennale des photographes du monde arabe contemporain. Regards sur le Liban, l’Égypte et le Maroc – Claudia Polledri

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Essais
Auteurs : Claudia Polledri

[Été 2020] Par Claudia Polledri Paris accueillait en 2019 la troisième édition de la Biennale des photographes du monde arabe contemporain1 sous le commissariat de Gabriel Bauret. Initiée en 2015 à l’initiative conjointe de l’Institut du monde arabe (IMA) et de la Maison européenne de la photographie (MEP), cette manifestation a le grand mérite de […]

Zoom Photo Festival Saguenay. Survol sur la dixième édition du festival de photojournalisme – Sophie Bertrand

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Essais
Auteurs : Sophie Bertrand

[Été 2020] Par Sophie Bertrand Cela fait dix ans qu’à la mi-automne a lieu le Zoom Photo Festival à Chicoutimi dans la région Saguenay-Lac-Saint-Jean au Québec. Tandis que La Pulperie de Chicoutimi, site historique national et partenaire régulier du festival, sert de quartier général et accueille, avec la Zone Portuaire, la majorité des expositions, les […]

MOMENTA 2019. À l’écoute des choses – Charles Guilbert

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Essais
Auteurs : Charles Guilbert

[Été 2020] Par Charles Guilbert Pour la deuxième édition de MOMENTA | Biennale de l’image1 (autrefois Le Mois de la photo), María Wills Londoño, qui signe le commissariat en collaboration avec Audrey Genois et Maude Johnson, a choisi un titre poétique : La vie des choses. En apparence paradoxal, ce titre peut renvoyer à des […]

Mary Kavanagh Daughters of Uranium – Blake Fitzpatrick, La politique incarnée

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Portfolios
Auteurs : Blake Fitzpatrick | Artistes : Mary Kavanagh

[Été 2020] Par Blake Fitzpatrick L’uranium est un élément instable. Il se décompose dans la durée, une durée très longue. L’uranium 238 d’origine naturelle a une période radioactive de 4,468 milliards d’années, soit le temps nécessaire pour que la moitié de l’uranium se transforme en d’autres éléments dans une chaîne de désintégration radioactive. Les éléments […]

William Kentridge, More Sweetly Play the Dance — La marche du monde, Érika Nimis

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Portfolios
Auteurs : Erika Nimis | Artistes : William Kentridge

[Éte 2020] Par Érika Nimis Artiste interdisciplinaire, William Kentridge (né en 1955 à Johannesburg) est connu mondialement pour ses films d’animation composés de dessins au fusain et ses mises en scène de spectacles vivants. Issu d’une famille militante, au cœur des luttes anti-apartheid pendant les années 1980, l’artiste explore des domaines aussi variés que la […]

Benoit Aquin, La dimension éthérique du réseau par Anton Bequii – Alexis Desgagnés, Anton Bequii : une insurrection spirituelle

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Portfolios
Auteurs : Alexis Desgagnés | Artistes : Benoit Aquin

Œuvre d’auto-fiction, d’abord conçue sous forme de livre, pour témoigner d’une inquiétude sur l’omniprésence de la technologie dans nos sociétés et de ses impacts sur nos vies. Aquin traque les manifestations du réseau numérique jusque dans les sociétés les plus inégalitaires. Il illustre la déréalisation du monde engendrée par l’abstraction numérique avec des images manipulées, cite des études et médite sur la difficulté de trouver du sens dans ce monde.

La Marche du Monde

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Portfolios
Artistes : Benoit Aquin, Mary Kavanagh, William Kentridge

[Summer 2020] Les œuvres de ce dossier abordent des dimensions de l’activité humaine qui ont une portée significative dans notre société mondialisée, eu égard au rôle de la technologie, de l’usage des ressources énergétiques et du respect des droits de la personne. Œuvres complexes qui conjuguent de multiples voix pour refléter les enjeux éthiques et […]

Vertige pandémique — Jacques Doyon

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE | Éditoriaux
Auteurs : Jacques Doyon

[Été 2020] Par Jacques Doyon J’écris ce papier au moment où, à la grande surprise de tous, une lente paralysie d’une partie significative des activités humaines s’étend progressivement à l’échelle du globe (avec quelque deux milliards et demi d’humains tenus au confinement en ce moment). Soudainement, l’impensable s’est produit. Le ronron immuable d’une activité économique […]

Ciel variable 115 – LA MARCHE DU MONDE

Ciel variable 115 - LA MARCHE DU MONDE

[Été 2020]

Les œuvres de ce dossier abordent des dimensions de l’activité humaine qui ont une portée significative dans notre société mondialisée, eu égard au rôle de la technologie, de l’usage des ressources énergétiques et du respect des droits de la personne. Œuvres complexes qui conjuguent de multiples voix pour refléter les enjeux éthiques et l’impact sur les vies individuelles et les communautés de leurs enjeux.

Traces of Virgil as a Chalk Giant — James D. Campbell

Ciel variable 114 - MASSES | MONUMENTS | Recensions de publications
Auteurs : James D. Campbell | Artistes : Cy Twombly, Ewa Monika Zebrowski

[Hiver 2020] Ewa Monika Zebrowski’s Meditations on Cy Twombly Par James D. Campbell (Anglais seulement) Acheter ce numéro

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